Depuis la CAN Maroc 2025, où il avait porté les couleurs de la République Démocratique du Congo, Cédric Bakambu cherchait ce déclic, ce frisson du filet qui tremble sous ses appuis. C’est désormais chose faite. Ce dimanche 15 février 2026 sur la pelouse du RCD Mallorca, l’international congolais a rappelé à la Liga pourquoi son surnom de «Bakagoal» n’est en rien usurpé.
Dans un match piège aux Baléares, le Real Betis a dû faire preuve de caractère pour s’imposer 1-2. Si la rencontre a été disputée, elle a basculé grâce au flair de son numéro 9. Aligné d’entrée, Bakambu a fait parler sa science du placement dès la première période.
Alors que le score était déjà en faveur des Andalous, le Léopard a doublé la mise avec un sang-froid remarquable. À la réception d’un ballon parfaitement distillé dans la profondeur, il a fait parler sa pointe de vitesse avant de tromper le portier majorquin d’une finition chirurgicale. Ce deuxième but, synonyme de break, s’est avéré être le pion décisif pour la victoire finale des hommes de Manuel Pellegrini.
Ce but n’est pas qu’une simple statistique supplémentaire sur une feuille de match. C’est une libération. Depuis son retour de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, l’attaquant congolais courait après cette efficacité. Entre pépins physiques et réglages tactiques, le chemin du but semblait s’être dérobé sous ses pas.
En marquant ce but victorieux à l’extérieur, Bakambu signe son retour.
Pour le Betis, c’est une excellente nouvelle dans la course aux places européennes. Pour les supporters congolais, c’est la confirmation que leur attaquant emblématique n’a rien perdu de son instinct de tueur devant la cage.
Au-delà de son but, l’activité de Cédric Bakambu a pesé sur la défense de Majorque durant toute sa présence sur le terrain. Son jeu de corps, ses appels incessants et son expérience ont permis au bloc sévillan de respirer quand la pression locale se faisait plus forte en fin de match.
Le Real Betis repart de Majorque avec les trois points, mais surtout avec un attaquant retrouvé.
Josaphat Mayi


