Pour l’année scolaire 2025-2026, les bulletins scolaires seront distribués aux élèves à la clôture de l’année scolaire, une première depuis plusieurs décennies, une avancée notamment dans la gestion administrative du système éducatif congolais
Cette évolution est rendue possible grâce à l’internalisation du processus d’impression des bulletins par l’Inspection générale de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, permettant leur disponibilité cinq mois avant la fin des cours. Une réforme qui vise à renforcer la gouvernance du secteur, rationaliser les dépenses publiques et améliorer l’efficacité administrative au service des élèves.
Initiée sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, avec l’appui de la Première ministre Judith Suminwa et sous la conduite de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, cette réforme marque un tournant dans la modernisation de l’administration scolaire.
C’est à l’occasion de la clôture de l’atelier sur la modernisation de la gestion des données de l’Examen d’État, le mercredi 25 février à Kinshasa, que la ministre d’État Raïssa Malu a procédé à la remise symbolique des premiers lots de bulletins aux Inspecteurs principaux provinciaux. Après plusieurs années d’attente, les 60 provinces éducationnelles du pays sont désormais dotées de bulletins cartonnés officiels pour l’année en cours.
Les documents sont prêts pour tous les cycles notamment le préscolaire avec des bulletins de couleur rose, le primaire en vert, le secondaire en bleu et le cycle terminal en blanc. Selon l’Inspection générale, ces couleurs permettent une meilleure identification des niveaux d’études tout en garantissant la qualité et la traçabilité des documents. L’inspecteur général de l’Éducation nationale a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une gestion orthodoxe et rigoureuse de ces bulletins, considérés comme des pièces administratives essentielles.
Durant de nombreuses années, le retard dans la production des bulletins définitifs avait contraint le ministère à recourir à des bulletins provisoires afin de ne pas bloquer la poursuite de la scolarité des élèves, leur inscription dans d’autres établissements ou encore leur certification. Des sources proches du ministère attribuent cette situation à la lourdeur des procédures de passation des marchés publics.
La mesure est saluée par la Synergie des syndicats des enseignants. Son porte-parole, Jean-Bosco Puna, estime que cette avancée permettra aux enseignants d’effectuer correctement leur travail de cotation et de mieux organiser la clôture de l’année scolaire.
Avec cette réforme, le gouvernement entend restaurer la crédibilité administrative du système éducatif et assurer aux élèves congolais un encadrement plus structuré et plus efficace, en phase avec les exigences d’une gestion moderne et transparente.
Lydia Mangala


