Dans le cadre du TalkShow « À la Table de la Kinoise », tenu ce samedi 23 mai au Silikin Village à Kinshasa, les échanges ont mis en avant les mécanismes d’accompagnement et de financement dédiés aux jeunes entrepreneurs en République démocratique du Congo. Parmi les intervenants, Pierre Cédric Kibingwa, Directeur des relations publiques et communication du FOGEC, a détaillé les initiatives en cours visant à renforcer l’écosystème entrepreneurial des jeunes.
Dès le début de son intervention, il a expliqué être venu représenter la direction générale empêchée, tout en soulignant l’importance des dispositifs mis en place en collaboration avec des partenaires stratégiques, notamment le FPI et d’autres structures d’accompagnement.
L’objectif principal, selon lui, est de soutenir les jeunes évoluant dans divers secteurs, y compris l’industrie légère et les petites activités économiques.
Il a mis en avant un nouveau produit de financement développé en partenariat avec une microfinance, conçu spécialement pour les jeunes porteurs de projets. Ce dispositif permettrait d’accompagner des initiatives allant de 1 000 à 10 000 dollars, avec un processus structuré comprenant l’identification, la formation et l’octroi de crédits sous garantie.
« Nous avons lancé un produit pour les jeunes qui commence par un accompagnement en formation avant l’accès au crédit », a-t-il expliqué, insistant sur la volonté de sécuriser et structurer les projets dès leurs débuts.

Pierre Cédric Kibingwa a également souligné le rôle du FOGEC comme catalyseur du financement des projets entrepreneuriaux dans tous les secteurs d’activité, en insistant sur la nécessité d’un accompagnement progressif et structuré. Il a rappelé que de nombreux jeunes bénéficient désormais de programmes conjoints entre institutions publiques et partenaires privés, favorisant ainsi la montée en compétences et la viabilité des projets.
Abordant la question du business plan, il a expliqué l’importance des outils numériques mis à disposition des entrepreneurs. Une plateforme dédiée permet aux jeunes de soumettre leurs projets en ligne, avec une partie descriptive et une partie financière. Grâce à un système d’analyse, les données permettent de générer automatiquement un business plan, facilitant ainsi l’évaluation et l’orientation vers des partenaires financiers.

« Aujourd’hui, sans business plan sérieux et sans formalisation, il est difficile d’accéder aux financements », a-t-il rappelé.
Selon lui, cette démarche vise à structurer l’entrepreneuriat congolais autour de trois piliers essentiels notamment l’information, la formation et la transformation des idées en projets viables.

« Il faut avoir la bonne information, la bonne formation, puis transformer cela en réussite », a-t-il résumé.
Il a également insisté sur l’importance des structures d’encadrement et des incubateurs, devenus indispensables pour accompagner les jeunes dans la concrétisation de leurs projets. L’ambition est de faire émerger une véritable classe entrepreneuriale capable de contribuer activement à l’économie nationale.
Dans une intervention plus large, il a souligné l’évolution positive de l’écosystème entrepreneurial congolais. Selon lui, une nouvelle dynamique est en marche, portée par les jeunes, les femmes et les hommes engagés dans la création d’entreprises innovantes.
« Il y a aujourd’hui une vraie créativité et une énergie entrepreneuriale en RDC », a-t-il affirmé avec optimisme.

Enfin, il a encouragé les jeunes à saisir les opportunités disponibles, à s’informer et à s’impliquer activement dans les dispositifs existants, rappelant que de nombreux outils sont désormais accessibles pour faciliter la création et le financement des entreprises.
Le FOGEC s’engage donc à structurer, accompagner et financer les initiatives entrepreneuriales des jeunes, dans un contexte où l’innovation et la collaboration institutionnelle apparaissent comme des leviers essentiels du développement économique en RDC.
Lydia Mangala


