La députée nationale Christelle Vuanga a représenté la République démocratique du Congo au Festival de Cannes, où elle a pris part à un débat consacré au financement du cinéma francophone aux côtés de plusieurs élus, députés et maires venus de différents pays.
À travers cette participation, l’élue congolaise dit avoir mesuré l’importance stratégique des industries culturelles dans le rayonnement international des États. Selon elle, le cinéma et l’art constituent aujourd’hui de véritables instruments d’influence capables de valoriser l’image, l’identité et le potentiel des nations sur la scène mondiale.

« Plus qu’un espace d’expression, l’art et le cinéma constituent un véritable levier de soft power, capable de faire rayonner l’image, l’identité et le potentiel d’un pays à travers le monde », a déclaré Christelle Vuanga.
Le pagne Kuba mis à l’honneur à Cannes

Lors de cette montée des marches au prestigieux festival français, la députée a choisi de mettre en avant le patrimoine culturel congolais en arborant le pagne Kuba ainsi que des créations réalisées par des stylistes de la RDC.
Un choix symbolique qu’elle présente comme un hommage à l’identité culturelle congolaise et au savoir-faire des créateurs locaux.
« Sur les tapis rouges de Cannes, j’ai choisi de porter le pagne Kuba et des créations conçues par les stylistes de mon pays, comme un hommage à notre patrimoine culturel et au talent de nos créateurs », a-t-elle affirmé.
À travers cette démarche, Christelle Vuanga entend également promouvoir le “Made in Congo” dans les grands rendez-vous internationaux dédiés à la culture et au cinéma.
La culture comme outil d’influence internationale
La présence de responsables politiques africains au Festival de Cannes illustre, selon plusieurs observateurs, l’intérêt croissant accordé à la diplomatie culturelle et aux industries créatives francophones.
Pour la députée congolaise, la RDC dispose d’un important potentiel artistique et culturel qui mérite davantage de visibilité et d’accompagnement, notamment à travers des mécanismes de financement capables de soutenir les talents locaux et de structurer l’industrie cinématographique nationale.
Cette participation s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays africains cherchent à renforcer leur présence dans les espaces culturels internationaux afin de promouvoir leur image, leur créativité et leur patrimoine.
Joséphine Mawete


