Kinshasa s’apprête à devenir, du 27 au 29 avril 2026, l’épicentre des réflexions francophones sur la régulation des télécommunications, à l’occasion du 23ᵉ séminaire du Réseau Francophone des Régulateurs des Télécommunications (FRATEL). Organisé conjointement par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) et l’ARCEP France, qui assure la présidence par intérim du réseau en 2026, cet événement se tiendra à l’hôtel Kin Plaza Arjaan by Rotana.
Placée sous le thème « Comment stimuler le déploiement et la concurrence par le partage d’infrastructures et améliorer la qualité de service des nouveaux réseaux télécoms ? », cette rencontre de haut niveau réunira les régulateurs des pays membres du réseau ainsi que des experts internationaux du secteur numérique. Dans un contexte mondial marqué par l’accélération du déploiement des réseaux à haut débit, les discussions porteront sur des enjeux stratégiques liés à la connectivité, à la performance des services et à l’optimisation des investissements dans les infrastructures télécoms.
Dès la première journée, les travaux s’ouvriront sur une réunion des dirigeants des autorités membres de FRATEL, suivie de présentations techniques sur l’aménagement numérique du territoire, le partage d’infrastructures et la qualité de service.
Des ateliers spécialisés viendront enrichir les échanges, notamment sur la protection des données, la lutte contre la désinformation et le développement des réseaux communautaires, en partenariat avec des organisations internationales telles que l’Internet Society et des acteurs du numérique comme Meta.
La deuxième journée sera marquée par la cérémonie officielle d’ouverture, suivie de trois grandes tables rondes thématiques. La première portera sur l’impact du partage d’infrastructures mobiles sur la concurrence, un sujet crucial pour concilier réduction des coûts et stimulation de l’innovation.
La deuxième table ronde abordera les conditions de déploiement de la fibre optique dans un environnement concurrentiel, tandis que la troisième se concentrera sur les mécanismes de garantie de la qualité des réseaux télécoms, un enjeu essentiel pour la satisfaction des usagers et la durabilité des infrastructures.
Ces échanges permettront aux régulateurs et opérateurs de partager leurs expériences respectives, notamment sur les modèles de mutualisation, les politiques publiques d’accompagnement et les outils de régulation adaptés aux mutations rapides du secteur.
La tenue de ce séminaire à Kinshasa confirme le rôle croissant de la République démocratique du Congo dans les discussions stratégiques sur le numérique en Afrique francophone. Elle illustre également l’engagement de l’ARPTC à promouvoir une régulation moderne, capable de favoriser l’investissement, de stimuler la concurrence et d’améliorer durablement la qualité des services de communications électroniques.
La clôture des travaux, prévue le 29 avril, sera suivie d’un moment de convivialité avec une descente du fleuve Congo à bord du bateau Majestic River, symbolisant l’esprit de coopération et de fraternité qui caractérise le réseau FRATEL.
Kinshasa confirmera son rôle central dans les grandes discussions qui façonnent l’avenir du numérique en Afrique francophone. La capitale congolaise s’y présente comme un espace de convergence où se rencontrent les visions des régulateurs, les ambitions des innovateurs et les exigences du développement. Entre échanges techniques, partages d’expériences et réflexions stratégiques, elle s’affirme progressivement comme un lieu où se dessinent les équilibres de demain entre technologie, gouvernance et progrès économique.
Lydia Mangala


