Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, a pris part, le mercredi 15 avril 2026, à la réunion du Groupe Afrique III du Fonds monétaire international, dans un contexte marqué par les enjeux de financement du développement et de stabilité économique sur le continent.
Au cœur des échanges, plusieurs sujets structurants ont été abordés, notamment la présentation de Amina J. Mohamed, Secrétaire générale adjointe des Nations unies, consacrée au suivi des recommandations issues de la Conférence de Séville sur la dette au service du développement. Les discussions ont également porté sur l’adoption du procès-verbal de la précédente réunion du Groupe, tenue en octobre 2025, ainsi que sur la présentation du rapport semestriel du Bureau de l’Administrateur du Groupe Afrique III.
Les participants ont par ailleurs examiné les évolutions récentes des instruments financiers du FMI, notamment le Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (RPC) et le Cadre de résilience et de durabilité (CRD), deux mécanismes essentiels pour soutenir les économies en développement face aux chocs économiques.
Au-delà de ces aspects techniques, les débats ont mis en évidence l’importance d’accélérer les réformes structurelles dans les pays africains. L’amélioration du climat des affaires, le renforcement du capital humain et la consolidation de l’intégration régionale ont été identifiés comme des leviers déterminants pour soutenir une croissance durable.
En marge de cette réunion, André Wameso a également eu une séance de travail avec une délégation du Département des marchés monétaires et de capitaux (MCM) du Fonds monétaire international. Cette rencontre a permis de faire le point sur l’état d’avancement des réformes engagées par la Banque centrale du Congo.
Les discussions ont notamment porté sur le projet de mise en place d’un marché interbancaire de change, dont les transactions devraient être dénouées via une plateforme Bloomberg, une évolution attendue pour renforcer la transparence et l’efficacité du système financier. La question de la constitution de l’or monétaire et de son impact sur les critères quantitatifs du programme soutenu par le FMI a également été examinée.

Par ailleurs, le processus de recapitalisation de la Banque centrale, ainsi que les besoins en assistance technique dans des domaines clés tels que la conformité, l’inclusion financière, la communication et la digitalisation, ont été abordés avec attention.
À l’issue de ces échanges, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo a salué la qualité de l’accompagnement du FMI, tout en réaffirmant la volonté de l’institution congolaise de renforcer cette coopération. Une collaboration jugée essentielle pour répondre aux défis actuels et consolider les réformes engagées dans le secteur financier.
Cette participation active de la RDC aux travaux du FMI traduit une volonté claire : positionner le pays sur une trajectoire économique plus stable, mieux intégrée et tournée vers des réformes capables de soutenir durablement la croissance.
Lydia Mangala


