La Banque Centrale du Congo (BCC) et le géant mondial des paiements électroniques VISA ont signé, le mercredi 8 avril 2026, un protocole d’accord stratégique visant à accélérer la transformation numérique du secteur financier en République démocratique du Congo.
Cet accord marque une étape importante dans la modernisation du système de paiements congolais et s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan stratégique 2026-2030 de la BCC, qui place l’inclusion financière et la digitalisation des services bancaires au cœur de ses priorités.
À travers ce partenariat, la BCC et VISA ambitionnent de renforcer l’écosystème des paiements électroniques en RDC, en facilitant l’accès à des solutions de paiement modernes, sécurisées et accessibles à un plus grand nombre de citoyens et d’entreprises. L’objectif est de réduire la dépendance au cash, améliorer la traçabilité des transactions et stimuler l’économie numérique dans un pays où une large partie de la population reste encore sous-bancarisée.

Au-delà des infrastructures technologiques, le protocole met un accent particulier sur la formation et l’éducation financière. Les deux institutions prévoient de développer des programmes destinés aux usagers, aux commerçants ainsi qu’aux acteurs du secteur financier, afin de favoriser une meilleure compréhension et adoption des outils de paiement numérique. Cette dimension pédagogique est considérée comme essentielle pour réussir l’inclusion financière, notamment dans les zones rurales et périurbaines où l’accès aux services bancaires reste limité.

Le partenariat prévoit également un appui au renforcement des infrastructures de paiement, afin de rendre les transactions plus rapides, plus sécurisées et plus interopérables. Cela devrait permettre d’améliorer la fluidité des échanges économiques et de soutenir le développement du commerce digital en RDC.
En s’alliant à un acteur mondial comme VISA, la BCC envisage également renforcer la confiance dans les systèmes de paiement et attirer davantage d’investissements dans les technologies financières, en vue d’accélérer la transition vers une économie plus digitalisée, plus inclusive et mieux intégrée aux standards internationaux.
Lydia Mangala


