Les fortes précipitations enregistrées en amont, notamment dans le Kongo-Central, ont entraîné une montée significative de la rivière N’djili, provoquant des inondations dans plusieurs quartiers de Kinshasa, dont Salongo (commune de Limete) et Debonhomme (commune de Matete).
Dans ces zones densément peuplées, de nombreuses avenues sont désormais impraticables. L’eau a envahi les routes, perturbant fortement la circulation et les activités quotidiennes, tout en isolant plusieurs habitants à leur domicile.
Sur place, les riverains décrivent une situation qui s’est rapidement détériorée après les pluies enregistrées ces derniers jours dans le bassin versant.
« De fortes pluies sont tombées dans le Kongo-Central ces derniers jours, ce qui explique la montée des eaux de la rivière N’djili », explique Jospin Mpoy, habitant du quartier Debonhomme.
Plusieurs rues sont aujourd’hui transformées en véritables étendues d’eau, rendant tout déplacement difficile, voire impossible. Les habitations situées en contrebas sont particulièrement exposées, certaines étant déjà encerclées par les eaux.
« L’eau monte déjà chez moi. Je suis bloqué à la maison et je ne sais pas comment sortir pour vaquer à mes occupations », témoigne-t-il.
Si le quartier Salongo reste l’une des zones les plus vulnérables en raison de sa proximité avec la rivière, l’ampleur des inondations dépasse largement ce périmètre. D’autres secteurs de la capitale sont également touchés.
« L’eau ne concerne pas seulement Salongo. Ici à Debonhomme, nous sommes aussi affectés, et d’autres quartiers commencent à l’être », affirme un autre habitant.
Selon plusieurs témoignages, les communes de Masina et de N’djili sont également impactées par cette montée progressive des eaux, ravivant les inquiétudes des populations locales.
Au-delà des désagréments immédiats, ces inondations mettent en évidence la vulnérabilité structurelle de certaines zones de Kinshasa face aux crues saisonnières. Le manque de systèmes de drainage efficaces, combiné à une urbanisation souvent non maîtrisée, accentue les effets de ces phénomènes récurrents.
Cet épisode rappelle les inondations meurtrières d’avril 2025, lorsque le débordement de la rivière N’djili, à la suite de pluies torrentielles, avait causé une catastrophe majeure dans la capitale, faisant au moins 33 morts et de nombreux sinistrés.
Joëlle Luniongo


