Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, à travers le Ministère des Mines, a engagé une démarche officielle de vérification à la suite d’allégations de pollution de l’air dans la cité minière de Fungurume, attribuées à la société Tenke Fungurume Mining, afin de faire respecter les normes environnementales dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.
Sur instruction du Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, les responsables de l’entreprise concernée ont été convoqués ce vendredi afin de présenter leurs observations ainsi que les éléments techniques relatifs aux faits signalés. Cette première étape vise à établir les bases d’un examen rigoureux et transparent de la situation.

La réunion, présidée par le Directeur de Cabinet du Ministre des Mines, a rassemblé plusieurs acteurs institutionnels de premier plan. Parmi eux figuraient notamment le Conseiller du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, le Secrétaire général aux Mines, ainsi que des experts issus de la Primature, du Ministère des Mines et du Ministère de l’Environnement, compte tenu de l’importance accordée à ce dossier.
À l’issue des échanges, les différentes parties prenantes ont été informées du déploiement imminent d’une mission conjointe de haut niveau à Fungurume. Cette équipe sera composée d’experts des services techniques compétents ainsi que de représentants de la société civile, dans une logique d’inclusivité et de crédibilité du processus.
Sur le terrain, cette mission aura pour objectif de mener des analyses approfondies, notamment en ce qui concerne la qualité de l’air, la conformité des rejets industriels et le respect des normes environnementales et sociales en vigueur. L’enjeu est de disposer de données fiables et objectives permettant d’éclairer la prise de décision.
Un rapport détaillé sera élaboré à l’issue de ces investigations et rendu public, dans un souci de transparence et de redevabilité vis-à-vis des populations concernées. Les autorités ont d’ores et déjà indiqué que toute situation avérée de non-conformité donnera lieu à des mesures appropriées, conformément aux lois de la République.
Le Gouvernement congolais ambitionne ainsi renforcer la régulation du secteur minier et rassurer les communautés locales quant à la prise en compte de leurs préoccupations environnementales et sanitaires, dans un contexte où l’exploitation des ressources naturelles doit impérativement rimer avec durabilité et responsabilité.
Lydia Mangala


