À Kinshasa, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, a donné le ton ce jour en ouvrant officiellement l’atelier d’évaluation du dispositif de gestion des risques et de continuité des activités. Cette rencontre, organisée du 16 au 20 février 2026, réunit des représentants des banques centrales des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) dans l’objectif de rendre les institutions financières plus solides face aux crises.
Dans son allocution, André Wameso a insisté sur l’importance d’anticiper les risques dans un environnement économique de plus en plus exposé aux chocs. Il a rappelé que la stabilité financière ne se décrète pas, mais se construit jour après jour grâce à des mécanismes fiables, des procédures claires et une coopération sincère entre institutions sœurs.
Cet atelier a eu lieu dans l’idée du Comité des Affaires Monétaires de l’EAC, qui œuvre à renforcer l’harmonisation des pratiques entre banques centrales de la région. À travers cet exercice d’évaluation, les experts présents à Kinshasa cherchent à identifier les failles éventuelles, partager les bonnes pratiques et proposer des pistes d’amélioration concrètes pour garantir la continuité des activités en cas de perturbations majeures.
Après le passage en revue de plusieurs institutions homologues, il sied de rappeler que la BCC devient la septième banque centrale à se prêter à cet exercice exigeant. Au-delà des aspects techniques, cette rencontre porte l’ambition de bâtir des systèmes financiers capables de résister aux incertitudes économiques, technologiques et sécuritaires qui marquent notre époque.
En ouvrant ces travaux, André Wameso considère la résilience institutionnelle comme une responsabilité collective envers les économies et les populations de la région. Les échanges engagés à Kinshasa devraient, à terme, contribuer à renforcer la stabilité financière et à consolider la coopération entre les pays de l’EAC.
Lydia Mangala


