Le Katanga Business Meeting (KBM 2026), rendez-vous majeur des décideurs économiques et investisseurs en République démocratique du Congo, a accueilli, le jeudi 21 mai, un panel de haut niveau particulièrement remarqué autour du thème « Investir dans un futur durable pour une Afrique qui gagne ». Parmi les interventions marquantes figure celle de la Directrice Générale de Kamoa Copper S.A, Annebel Oosthuizen, qui a livré une vision ambitieuse du rôle du Lualaba dans l’industrie minière mondiale.
Devant un public composé de membres du gouvernement, d’investisseurs et d’acteurs économiques réunis dans l’hémicycle de l’Assemblée provinciale du Lualaba, la dirigeante a souligné le poids stratégique de la République démocratique du Congo dans le secteur minier mondial.
« Le DRC est, à mon avis, le pinacle de la planète en termes de ressources minérales. Et la province du Lualaba est le pinacle de la DRC », a-t-elle déclaré, insistant sur le potentiel exceptionnel de la région.

Outre cette reconnaissance du capital naturel congolais, Annebel Oosthuizen a rappelé que la richesse en ressources ne suffit pas sans un environnement économique stable et une politique de redistribution efficace. Selon elle, la transformation des richesses minières en développement durable passe par la stabilité du climat des affaires et une meilleure réinjection des revenus dans l’économie locale.
Sur le plan industriel, Kamoa Copper affiche des ambitions de premier plan. L’entreprise vise à devenir le plus grand complexe cuprifère intégré d’Afrique, avec une vision unifiée de production à grande échelle. Une étape importante a déjà été franchie avec la mise en service, fin 2025, de la plus grande fonderie de cuivre du continent, dotée d’une capacité annuelle de 500 000 tonnes de cuivre.
« Au début de l’année, nous avons commencé la production d’anodes de cuivre à la plus grande fonderie de cuivre d’Afrique. 500 000 tonnes de cuivre de capacité ; la plus grande avec cette technologie dans le monde », a-t-elle précisé.
L’autre axe stratégique majeur présenté lors de ce panel concerne la transition énergétique. Kamoa Copper développe un projet solaire inédit de 120 mégawatts, capable de fonctionner en continu, financé par des investissements directs étrangers. À terme, cette capacité pourrait atteindre 200 mégawatts, positionnant le projet comme une référence continentale.
« À la fin de l’année, nous aurons 120 mégawatts de solaire énergisé 24 heures sur 24, indépendant, financé par les IDE. C’est la première de sa taille. Il n’y en a pas une de cette capacité en Afrique », a-t-elle affirmé.

Kamoa Copper s’impose non seulement comme un acteur majeur de l’industrie minière en RDC, mais également comme un modèle émergent d’intégration entre exploitation minière et transition énergétique.
Dans le cadre du KBM 2026, cette intervention démontre la volonté croissante des acteurs économiques de concilier exploitation des ressources naturelles, durabilité et transformation locale des richesses au bénéfice du développement du Lualaba et de la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


