À Kinshasa, la Cellule nationale de renseignements financiers (CENAREF/UNICEP), sous la coordination du Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a lancé un atelier de sensibilisation destiné aux chefs d’offices de quatre provinces, avec l’appui de la coopération allemande (GIZ).
Organisée au Pullman Hôtel Kinshasa, cette session réunit les responsables civils et militaires de Kinshasa, du Haut-Katanga, du Lualaba et du Kongo Central, dans un contexte marqué par la nécessité urgente de renforcer la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes à destruction massive en République démocratique du Congo.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, Firmin Mvonde a salué l’engagement des participants et leur implication dans la consolidation de l’État de droit. Il a souligné le rôle central que jouent les acteurs judiciaires et sécuritaires dans la protection de l’économie nationale ainsi que dans la préservation de la crédibilité des institutions, insistant sur leur responsabilité face à la montée des infractions financières.
Dans une intervention marquée par un ton ferme et mobilisateur, le Procureur général a mis en avant le caractère stratégique de cet atelier, conçu pour renforcer les capacités des magistrats et des responsables des services concernés. Il a appelé à une évolution des pratiques, en abandonnant une approche purement administrative au profit d’une action rapide, coordonnée et orientée vers des résultats concrets.
« Le droit impose l’action rapide », a-t-il martelé, invitant les participants à améliorer leur réactivité et à renforcer la collaboration entre les différentes structures impliquées dans la lutte contre la criminalité financière.
Prévu pour une durée de trois jours, cet atelier permettra aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les bases juridiques, les enjeux stratégiques, les pouvoirs du ministère public ainsi que les mécanismes opérationnels liés aux enquêtes financières. Des modules pratiques sont également prévus, notamment sur les procédures de saisie, de gel et de confiscation des avoirs illicites.
En clôturant son allocution, Firmin Mvonde a exhorté les participants à s’impliquer pleinement dans les travaux afin de tirer un maximum de bénéfices de cette formation, rappelant que seule une action collective, cohérente et rigoureuse permettra d’obtenir des résultats tangibles dans la lutte contre la criminalité financière.
Cet atelier vise à renforcer l’efficacité des poursuites judiciaires et à garantir une réponse adaptée aux défis économiques et sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo.
Lydia Mangala


