La province stratégique du Haut-Katanga entre dans une période d’incertitude après l’annonce surprise de la démission de son gouverneur, Jacques Kyabula Katwe. Cette décision, actée ce jeudi, marque un tournant majeur pour la gestion de cette entité clé de la République démocratique du Congo.
Mes obligations qui retenaient Jacques Kyabula à Kinshasa ont fini par créer un vide décisionnel dans sa province. Dans un courrier adressé au chef de l’État, il reconnaît que son éloignement prolongé a généré des zones d’ombre et des critiques acerbes, alors même que le Haut-Katanga fait face à des pressions sécuritaires et économiques grandissantes.
Plutôt que de laisser perdurer une situation devenue, selon ses propres termes, source de tensions, l’ancien gouverneur a choisi de privilégier la sérénité des institutions provinciales. Ce retrait est présenté comme un acte de haute responsabilité politique, visant à couper court aux spéculations et à permettre une gestion plus directe et plus présente du territoire.
Malgré ce départ, Jacques Kyabula ne quitte pas pour autant l’échiquier politique. En tant que cadre de l’Union sacrée, il réitère son allégeance à la vision du président Félix Tshisekedi. Ce positionnement suggère que son retrait de la province pourrait être le prélude à de nouvelles responsabilités nationales, le laissant en retrait de la gestion provinciale tout en restant un pilier de la mouvance présidentielle.

Joëlle Luniongo


