Le Ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, a tenu le mercredi 20 mai à Kinshasa une séance de travail avec une délégation de la Banque mondiale conduite par M. Kofi Nouve, Directeur des Opérations ad Intérim accompagnée de deux économistes principaux. Les échanges ont porté sur le renforcement du système statistique national et l’état d’avancement du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), un chantier jugé stratégique pour la République démocratique du Congo.
Au cœur des discussions figuraient les mécanismes de financement du projet, la structuration du budget du RGPH2, ainsi que les dispositifs liés au recrutement et à la formation des agents recenseurs. Les deux parties ont également abordé la question du renforcement des capacités nationales en matière de production et de gestion des données statistiques, un enjeu central pour la planification des politiques publiques.
Les préparatifs du dénombrement pilote ont également été examinés. Cette phase test devra permettre d’évaluer les outils de collecte et d’anticiper les réalités du terrain, notamment dans les zones enclavées, inondées ou touchées par des situations de conflit, où la logistique du recensement demeure particulièrement complexe.
Dans le cadre de ce partenariat, la Banque mondiale a annoncé un financement additionnel de 1,6 million de dollars américains destiné à la mise en place d’une Unité de Coordination du Projet (UCP). Cette structure aura pour mission d’assurer une meilleure coordination technique et financière des appuis mobilisés en collaboration avec la Banque africaine de développement, renforçant ainsi la synergie entre partenaires.
Les deux parties ont souligné l’importance stratégique du RGPH2, considéré comme un outil essentiel pour améliorer la planification nationale, la gouvernance publique et l’efficacité des politiques de développement.
Dans un pays vaste et démographiquement dynamique comme la RDC, la disponibilité de données fiables apparaît plus que jamais comme un levier clé de transformation économique et sociale.
Lydia Mangala


