La santé mentale sort progressivement du silence en République démocratique du Congo. Ce samedi 23 mai 2026, à partir de 09h30, le restaurant Malamu à Kinshasa, accueillera le « Consultation Day », une journée entièrement dédiée à la sensibilisation, aux échanges et à l’accompagnement psychologique.
Portée par l’association Chez Salomey, cette initiative vide à briser les tabous encore fortement ancrés autour de la santé mentale et offrir un espace humain, accessible et sans jugement, où chacun peut parler, comprendre et avancer.
Dans un contexte marqué par le stress, les pressions sociales, les défis économiques et les traumatismes parfois invisibles, de nombreuses personnes vivent des difficultés psychologiques en silence. Le « Consultation Day » entend justement répondre à ce besoin en créant un cadre sécurisé où la parole devient possible et l’écoute réelle.
Cette édition se distingue par une approche innovante. En plus des traditionnelles tables rondes et des échanges avec des professionnels, des consultations privées de 20 minutes seront proposées sur place avec des thérapeutes. Organisées de manière confidentielle, ces séances offriront aux participants un premier pas concret vers une prise en charge adaptée, dans le respect total de leur intimité.
Au programme, interventions d’experts, témoignages, discussions interactives et panels thématiques autour des réalités de la santé mentale en RDC. Les échanges aborderont notamment la pression sociale, l’entrepreneuriat, les réseaux sociaux, les défis émotionnels du quotidien ainsi que l’importance de l’accompagnement psychologique.
Ouvert aux jeunes, étudiants, entrepreneurs, professionnels, familles et à toute personne concernée par le bien-être mental, cet événement se veut inclusif et accessible. L’objectif est non seulement de sensibiliser, mais aussi de rapprocher les professionnels de la population et de promouvoir une culture de dialogue et de prise en charge.
Chez Salomey rappelle une évidence souvent négligée selon laquelle la santé mentale concerne tout le monde. Et parfois, une simple conversation peut déjà être le début d’une reconstruction.
Lydia Mangala


