Le Souverain de la rumba, JB Mpiana, a profité de son récent passage sur le plateau de l’émission Bosolo Na Politik pour remettre les pendules à l’heure. Entre les polémiques sur sa vie privée, le bilan de ses 45 ans de carrière et sa vision très personnelle de la gouvernance actuelle en RDC, l’artiste s’est livré avec une franchise déconcertante.
Face aux bruits de couloir concernant ses visites chez le journaliste Djo K Kabengele, JB Mpiana a balayé les critiques d’un revers de main. Pour lui, partager un repas chez un proche n’a rien d’un scandale. Au contraire, il y voit une marque de confiance et un honneur. Loin de s’attarder sur les mesquineries médiatiques, le leader de Wenge BCBG préfère placer l’hospitalité au-dessus des polémiques stériles.
Interrogé sur son parcours, l’icône de la musique congolaise a tenu à clarifier sa position dans l’industrie.
« Je n’ai pas fait du succès, j’ai régné », affirme-t-il avec assurance.
Avec plus de quatre décennies de chefs-d’œuvre à son actif, il estime n’avoir plus rien à prouver. Cette sérénité se traduit par une nouvelle approche de son métier. Il refuse désormais de courir derrière les producteurs, préférant la stabilité et la paix intérieure à la course effrénée aux contrats.
JB Mpiana n’a pas hésité à lancer une mise en garde à la nouvelle génération d’artistes. Selon lui, la précipitation pour se produire dans des salles prestigieuses, sans une stratégie solide ni une base de fans consolidée, conduit inévitablement à des échecs financiers. Pour le Souverain, le succès d’un concert ne se mesure pas à la renommée d’une salle, mais à la préparation minutieuse et à la connexion réelle avec le public.
Enfin, l’artiste a réaffirmé son soutien indéfectible au président Félix Tshisekedi. Pour JB Mpiana, la fonction présidentielle dépasse le cadre d’un simple mandat administratif, il y voit une mission au service du peuple congolais, particulièrement face aux défis sécuritaires dans l’Est du pays.
Bien qu’il se déclare favorable à un troisième mandat, l’artiste laisse la souveraineté de cette décision au peuple. En concluant par la formule « Tout droit ti nati » (tout droit jusqu’au bout), il exprime une confiance quasi mystique dans la destinée du pays, assumant pleinement son rôle d’artiste engagé dans le débat public national.
Joëlle Luniongo


