Le Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a répondu ce jeudi 21 mai à une série de préoccupations soulevées par les députés nationaux lors d’une question orale avec débat consacrée à l’accès à l’électricité et au financement des infrastructures énergétiques en République démocratique du Congo.
Face à une quasi-septantaine d’interventions des élus, le ministre a apporté des réponses détaillées sur l’état actuel du secteur électrique, les avancées enregistrées depuis sa prise de fonctions, mais aussi les nombreux défis qui persistent, tant sur le plan technique que financier et institutionnel. Les échanges ont permis de dresser un état des lieux sans détour d’un secteur stratégique pour le développement du pays.
Les députés ont notamment interrogé le gouvernement sur l’évolution des grands projets énergétiques en cours. À ce sujet, Aimé Sakombi Molendo a évoqué plusieurs chantiers structurants, parmi lesquels les centrales de Kakobola, Katende, Bendera et Mobayi-Mbongo, ainsi que les initiatives portées par l’ANSER visant à améliorer l’électrification rurale. Il a tenu à préciser l’état d’avancement de ces projets et les obstacles rencontrés dans leur mise en œuvre.
Le ministre a surtout mis en avant la stratégie globale du gouvernement pour transformer durablement le secteur énergétique. Celle-ci repose sur une approche en trois temps ;
– à court terme, la stabilisation et l’assainissement des réseaux existants ;
– à moyen terme, l’accélération des projets en cours et le déploiement des mini-réseaux, notamment à travers les énergies renouvelables ;
– et à long terme, la réalisation de grands projets structurants capables de répondre à la demande croissante en électricité.
Dans un contexte où l’accès à l’électricité reste un défi majeur pour une grande partie de la population, cette feuille de route vise à renforcer progressivement la couverture énergétique du pays tout en améliorant la qualité du service.
Enfin, Aimé Sakombi Molendo a insisté sur l’importance de la transparence dans la gestion du secteur. Il a rassuré la représentation nationale sur la volonté du gouvernement de rendre plus accessibles les informations relatives aux projets énergétiques, notamment à travers le partage régulier de données et la mise à disposition d’outils stratégiques comme la cartographie nationale des sites hydroélectriques identifiés à travers le pays.
Cette séance parlementaire montre l’importance croissante accordée à la question énergétique en RDC, considérée comme un levier essentiel pour soutenir la croissance économique, l’industrialisation et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Lydia Mangala


