Alors que la République démocratique du Congo fait face à une nouvelle résurgence de la maladie à virus Ebola, principalement concentrée dans la province de l’Ituri, une vague de fausses informations circule sur les réseaux sociaux. Des rumeurs persistantes, affirmant qu’un cas aurait été détecté à Kinshasa, ont semé le trouble dans la capitale. Il est impératif de rétablir les faits. Ces allégations sont infondées.
L’Institut national de santé publique (INSP), par le biais du Centre des opérations d’urgence de santé publique, a formellement démenti ces informations. Les autorités sanitaires sont catégoriques. A ce jour, aucun cas de contamination n’a été confirmé à Kinshasa. Si une personne en provenance de l’Ituri a bien été placée sous surveillance médicale dans la capitale, les tests effectués se sont révélés négatifs.
Cette 17ᵉ épidémie enregistrée dans le pays depuis 1976 rappelle la dangerosité de ce virus, qui touche aussi bien les humains que certains primates. La situation demeure particulièrement préoccupante dans l’Est du pays, où le contexte sécuritaire complexe, notamment dans les zones sous influence de groupes armés comme l’AFC-M23, complique la riposte sanitaire.
Les chiffres officiels communiqués le 16 mai font état de 246 cas suspects et de 80 décès en Ituri, illustrant l’ampleur du défi auquel font face les équipes médicales.
Face à cette crise, la désinformation apparaît comme un danger presque aussi redoutable que le virus lui-même. Elle alimente la panique et fragilise la confiance du public envers les mesures de prévention. L’INSP appelle ainsi les citoyens à faire preuve de vigilance et à se référer exclusivement aux sources officielles, notamment le ministère de la Santé, l’Organisation mondiale de la Santé et l’Institut national de recherche biomédicale (INRB).
La responsabilité est collective. En cette période critique, vérifier l’information devient un acte citoyen. Ne relayons que les données confirmées par les autorités sanitaires compétentes.
Joëlle Luniongo


