Le gouvernement de la République démocratique du Congo a clarifié sa position sur la gestion de l’administration publique dans les territoires sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23. Lors d’un briefing presse tenu ce lundi 18 mai, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, s’est montré catégorique : aucun recrutement effectué par ces groupes armés ne sera reconnu par l’État.
Pour les autorités, il s’agit d’une question de souveraineté et de respect du cadre légal. Jean-Pierre Lihau a insisté sur le fait que ces engagements, réalisés en dehors des procédures officielles, sont nuls et sans effet. En conséquence, les personnes recrutées par ces forces ne pourront, en aucun cas, prétendre intégrer l’administration publique lorsque l’autorité de l’État sera rétablie.
Parallèlement à cette position de fermeté, le gouvernement affirme sa volonté de protéger les agents publics affectés par le conflit. Le vice-Premier ministre a rappelé que, sur instruction du Président Félix Tshisekedi, le paiement des salaires est maintenu pour les fonctionnaires présents dans ces zones, afin d’éviter leur précarisation.
Une mesure d’accompagnement est également prévue pour les agents ayant fui les zones occupées. Selon Jean-Pierre Lihau, tout fonctionnaire ayant quitté son poste pour des raisons sécuritaires pourra réintégrer ses fonctions dès que les conditions le permettront.
À travers cette prise de position, Kinshasa réaffirme son engagement à préserver l’intégrité de son administration, tout en assurant la continuité du service public malgré les défis sécuritaires qui persistent dans certaines régions du pays.
Joëlle Luniongo


