En tournée électorale à travers la République démocratique du Congo, le candidat unique à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a posé ses valises ce vendredi à Lubumbashi. Une étape axée sur l’immersion locale et la refondation du football national.
La course vers le fauteuil présidentiel de la FECOFA prend une dimension résolument provinciale. Ouverte du 12 au 19 mai 2026, la campagne électorale est marquée par le déploiement sur le terrain de Véron Mosengo-Omba. Après avoir rencontré les forces vives du Kasaï Oriental et du Kasaï Central, le candidat a mis le cap sur Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, une terre historique de football.
Le coup d’envoi de cette escale lushoise a été donné en début d’après-midi avec l’arrivée d’une importante délégation. Menée par des figures bien connues du milieu telles que Véronique Singa, José Dayoni Wawa et Lolo Mosanga, l’équipe de campagne s’est immédiatement plongée dans la ferveur du football d’élite congolais. La délégation s’est ainsi rendue au stade du TP Mazembe pour assister au choc des play-offs de la Linafoot opposant le TP Mazembe au CS Don Bosco. Sur place, les émissaires du candidat ont été accueillis par Frédéric Kitengie Kinkumba, manager du club, scellant un échange institutionnel entre la future gouvernance fédérale et les acteurs majeurs du football local.
C’est en soirée que Véron Mosengo-Omba a rejoint son équipe à Lubumbashi, où il a reçu un accueil chaleureux de la part de ses partisans et des notables sportifs de la région. Ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), il n’a pas tardé à fixer les priorités de son futur mandat.
Bien que sa position de candidat unique lui assure une voie royale vers la présidence, Véron Mosengo-Omba refuse de céder à la passivité. Cette tournée dans le Grand Katanga traduit une volonté d’asseoir une légitimité populaire et participative.
En allant directement à la rencontre des dirigeants, des joueurs et des encadreurs locaux, le candidat entend affiner une vision qu’il souhaite durable et inclusive. L’étape de Lubumbashi confirme ainsi sa volonté de structurer le football congolais à partir de ses bases pour lui redonner ses lettres de noblesse sur l’échiquier continental.
Josaphat Mayi


