La Ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présidé et clôturé, le mardi 12 à Kinshasa, la 7ᵉ réunion du Comité de pilotage du programme conjoint « Justice, Autonomisation et Dignité » (JAD), consacré à la lutte contre les violences basées sur le genre en République démocratique du Congo.
Cette session stratégique a réuni plusieurs partenaires nationaux et internationaux, notamment le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), ainsi que des partenaires techniques et financiers, dont le Canada. Elle a permis d’évaluer les progrès réalisés et de valider le plan de travail 2026 du programme.

Les résultats présentés témoignent d’avancées significatives dans la prise en charge des survivantes et le traitement des cas de violences. Selon les données communiquées, plus de 1 200 survivantes ont déjà bénéficié d’une prise en charge, 354 cas ont été accompagnés, et 165 décisions judiciaires ont été rendues, dont 143 condamnations, traduisant une amélioration progressive de la réponse judiciaire.
Dans son allocution de clôture, la ministre Micheline Ombae Kalama a salué les efforts conjoints des institutions et des partenaires.

« Je me réjouis des avancées concrètes que nous enregistrons ensemble dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Chaque résultat obtenu est une victoire pour la dignité des femmes et des filles en RDC », a-t-elle déclaré.
Elle a également rendu hommage au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi qu’à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, pour leur engagement constant en faveur de la politique de tolérance zéro contre les violences faites aux femmes.

Parmi les acquis majeurs du programme JAD figurent le renforcement des Centres intégrés de services multisectoriels (CISM), la consolidation de la Ligne Verte 122 destinée aux victimes, ainsi que la coordination renforcée entre les FARDC et la Police nationale congolaise dans la prise en charge des cas de violences.
La ministre a également annoncé une nouvelle phase d’expansion du programme dans plusieurs provinces touchées par l’insécurité et les violences, notamment la Tshopo, le Maï-Ndombe et le Tanganyika. Elle a insisté sur la nécessité de rapprocher les services de protection des populations les plus vulnérables.

« Notre mission ne s’arrête pas là. Notre souffle d’espoir gagne de nouveaux horizons. Les provinces de la Tshopo, du Maï-Ndombe et du Tanganyika verront bientôt naître des structures dédiées à la justice et à l’autonomisation », a-t-elle affirmé.
Abordant la dimension préventive, Micheline Ombae Kalama a mis l’accent sur l’éducation des jeunes générations, estimant que la lutte contre les violences passe aussi par un changement de mentalité.
« Ma vision pour le Congo de demain s’enracine dès l’enfance. J’ai choisi de placer la masculinité positive au cœur de nos écoles. C’est en éduquant nos jeunes garçons au respect et à l’égalité que nous briserons durablement le cycle de la violence », a-t-elle rajouté.

De leur côté, les partenaires internationaux ont réitéré leur engagement à accompagner la RDC dans la mise en œuvre du programme JAD, considéré comme un modèle de réponse intégrée combinant justice, accompagnement des survivantes et autonomisation.
Avec ces avancées, les autorités congolaises entendent renforcer une approche globale de lutte contre les violences basées sur le genre, fondée sur la justice, la prévention et la protection durable des victimes à travers tout le territoire national.
Lydia Mangala


