Ce jeudi 14 mai 2026 à Luanda, la République démocratique du Congo et la République d’Angola ont renforcé leur coopération énergétique en relançant un vaste projet d’interconnexion électrique, considéré comme l’un des plus importants chantiers d’infrastructures du continent africain.
Envoyé spécial du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a été reçu au palais présidentiel par le Président angolais João Lourenço, pour des échanges stratégiques consacrés au renforcement de la coopération énergétique entre les deux pays.
Le Directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), le Professeur Dr Ir Teddy Lwamba, a également pris part à cette rencontre, confirmant l’implication directe de l’opérateur public congolais dans la mise en œuvre de cette vision régionale.
Au cœur des discussions figure la construction des lignes d’interconnexion entre la RDC et l’Angola, un projet structurant destiné à transformer durablement la carte énergétique régionale.
« Aux côtés du Ministre Sakombi Molendo, porteur du message du Chef de l’État Félix Tshisekedi auprès du Président João Lourenço, nous réaffirmons la volonté de bâtir une coopération énergétique durable au service de nos peuples », a déclaré le DG de la SNEL, Teddy Lwamba.

Il a insisté sur la portée stratégique de ce partenariat.
« La SNEL est pleinement engagée dans cette vision d’intégration africaine, de stabilité de la desserte électrique et de développement industriel régional. L’énergie doit être un moteur d’unité, de croissance et de souveraineté pour l’Afrique », a-t-il ajouté.
Selon les parties prenantes, ce projet vise non seulement à assurer la stabilité de la fourniture en énergie électrique entre les deux pays, mais aussi à soutenir l’industrialisation régionale et à renforcer l’intégration économique en Afrique centrale et australe.
Les échanges ont également porté sur la perspective de signature d’un traité bilatéral garantissant la stabilité de la desserte électrique, une initiative présentée comme un engagement commun en faveur de la sécurité énergétique et du développement durable.

Le ministre congolais des Ressources hydrauliques et Électricité a, de son côté, conduit les discussions autour des projets prioritaires favorisant l’intégration régionale et la valorisation des ressources hydrauliques communes.
Kinshasa et Luanda entendent transformer leur potentiel énergétique en un levier concret de croissance, d’industrialisation et de stabilité régionale, tout en consolidant une vision partagée d’un développement africain intégré et souverain.
Lydia Mangala


