L’Assemblée nationale a consacré une importante partie de sa séance plénière du mercredi 13 mai à l’examen de la situation de Trans Academia, dans un contexte marqué par les préoccupations croissantes autour du fonctionnement de cette entreprise publique chargée du transport des étudiants.
Présidée par le Speaker de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, entouré de plusieurs membres du Bureau, cette plénière a été marquée par l’audition du Directeur général de Trans Academia, Georges Ongelo, convoqué dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par le député national André Mushongo Mashara.

Au cœur des préoccupations soulevées par l’élu figuraient notamment les arriérés de salaires des agents, les difficultés de fonctionnement de l’entreprise ainsi que les nombreuses plaintes exprimées par les usagers.
Durant les échanges, plusieurs députés nationaux ont dressé un tableau préoccupant de la situation de Trans Academia. Les élus ont notamment évoqué l’insuffisance des bus dans plusieurs provinces, les retards fréquents dans les dessertes urbaines ainsi que l’occupation jugée anarchique des abords du Palais du Peuple par certains véhicules de la société.
Face à l’hémicycle, Georges Ongelo, qui avait sollicité un délai de 48 heures pour préparer ses éléments de réponse, a tenté d’apporter des explications sur les difficultés auxquelles fait face l’entreprise.
Concernant les arriérés de salaires, le Directeur général a expliqué que cette situation résultait essentiellement de difficultés financières et non d’une mauvaise gestion managériale. Il a également présenté plusieurs éléments liés au fonctionnement interne de la société et aux contraintes opérationnelles auxquelles elle est confrontée.
Mais les réponses fournies n’ont pas convaincu l’auteur de la question orale avec débat. Prenant la parole devant la représentation nationale, André Mushongo Mashara a estimé que les explications du Directeur général ne reflétaient pas fidèlement la réalité de la situation au sein de l’entreprise.
Dans une démarche traduisant le durcissement du contrôle parlementaire exercé par l’Assemblée nationale, le député a décidé de transformer sa question orale avec débat en interpellation, tout en exigeant la démission du Directeur général de Trans Academia dans un délai de 48 heures.
Intervenant au cours des débats, Aimé Boji Sangara a rappelé que cette procédure s’inscrivait dans le strict respect des dispositions de l’article 184 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Le Speaker a insisté sur la nécessité du respect des textes et de la rigueur procédurale dans le traitement des dossiers soumis à la Chambre basse.
Le Président de l’Assemblée nationale a ensuite invité le député André Mushongo à déposer officiellement son interpellation auprès du Bureau.
Avant l’examen du point suivant de l’ordre du jour, le Rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a procédé à la lecture des dispositions réglementaires encadrant les débats parlementaires, conformément à l’article 188 du Règlement intérieur relatif aux questions orales avec débat.
L’Assemblée nationale entend renforcer son rôle de contrôle de l’action publique et de suivi de la gestion des entreprises de l’État, dans un contexte où les attentes des citoyens en matière de gouvernance et de qualité des services publics restent particulièrement élevées.
Lydia Mangala


