Le Cadastre Minier (CAMI) a présenté, le vendredi 8 mai dernier, devant les sénateurs membres de la Commission Économie, Finances et Bonne Gouvernance du Sénat un état des lieux détaillé de sa gestion ainsi que de sa contribution financière au Trésor public. Cette séance de travail s’est tenue sur invitation du Président du Sénat et a réuni les responsables de l’établissement autour des enjeux liés à la gouvernance du secteur minier.
La délégation du CAMI était conduite par le Président du Conseil d’Administration, Crispin Mbindule Mitono, accompagné du Directeur Général, Popol Mabolia Yenga. Devant les sénateurs, les dirigeants de l’établissement ont présenté les résultats obtenus depuis la prise de fonction du comité de gestion actuel, mettant particulièrement en avant les performances financières et les réformes engagées dans la gestion du domaine minier.
Parmi les chiffres révélés au cours des échanges, le CAMI a indiqué avoir versé 32,4 millions de dollars américains au Trésor public en 2024, contre 11 millions en 2023. Une progression significative que les responsables attribuent aux efforts d’assainissement du fichier cadastral et au renforcement des mécanismes de gestion et de contrôle. Selon les projections présentées, cette dynamique devrait se poursuivre en 2025 et 2026.
Le Cadastre Minier a également annoncé avoir récupéré près de 50 000 kilomètres carrés de périmètres miniers au profit de l’État en l’espace de deux ans, grâce au processus continu d’assainissement du portefeuille cadastral. Cette opération vise notamment à récupérer les espaces non exploités ou irrégulièrement occupés afin de les réintégrer dans le patrimoine national.
Les responsables du CAMI ont par ailleurs souligné qu’il s’agit de la première fois depuis 2003 que l’établissement dispose de l’ensemble de ses organes de gestion fonctionnels. Une situation qu’ils attribuent à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur du renforcement de la gouvernance publique et de la modernisation des institutions stratégiques du pays.
S’inscrivant dans une perspective de transformation à long terme, le CAMI a également présenté les grandes orientations de son programme 2025-2030. Celui-ci prévoit notamment la digitalisation des services, l’intégration des technologies de drones, le développement de solutions E-Gov, l’obtention de la certification ISO 9001 ainsi qu’une contribution aux initiatives stratégiques liées au partenariat RDC–USA dans le secteur minier et économique.
À travers cette présentation devant la Commission ECOFIN et Bonne Gouvernance, le Cadastre Minier entend démontrer sa volonté de renforcer la transparence, l’efficacité administrative et la mobilisation des ressources publiques dans un secteur considéré comme vital pour l’économie congolaise.
Lydia Mangala


