À quelques jours du scrutin décisif pour le renouvellement du comité exécutif de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), le paysage électoral vient de connaître un véritable coup de théâtre. Après le filtrage rigoureux des instances juridiques de la fédération, un seul nom reste en course : celui de Véron Mosengo-Omba.
L’épilogue d’un long processus de vérification a été rendu public lundi soir. La commission électorale, appuyée par la commission de recours, a livré son verdict final après l’examen minutieux des dossiers de candidature. Le constat est que sur les neuf prétendants initiaux à la présidence de l’instance faîtière du football congolais, huit ont vu leurs candidatures rejetées, laissant la voie libre à l’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF).
Le document officiel consulté par notre rédaction souligne que l’éviction massive des autres listes repose sur plusieurs irrégularités administratives et statutaires. Manque de caution, dossiers incomplets et non-conformité aux nouveaux textes régissant la fédération, les griefs sont nombreux et n’ont laissé aucune chance aux adversaires de Mosengo-Omba.
Cette décision transforme ce qui devait être une bataille électorale disputée en une véritable marche triomphale pour la liste conduite par l’actuel dirigeant du football africain. Sauf retournement juridique improbable d’ici au 20 mai, le suspense semble désormais levé.
Vers une élection par acclamation ?
La configuration actuelle laisse peu de place au doute. Sans adversaire déclaré, Véron Mosengo-Omba se dirige vers une élection par acclamation. Si cette procédure garantit une transition rapide à la tête de la FECOFA, elle reste observée de près par les acteurs du football congolais.
Cette victoire par K.-O. administratif confère au candidat une position de force, mais elle l’oblige également à répondre aux immenses attentes des supporters, des clubs et des dirigeants sportifs du pays.
Le futur président héritera d’un football congolais confronté à plusieurs défis structurels notamment la réforme de la gouvernance interne de la FECOFA, la stabilité des compétitions nationales souvent perturbées, la modernisation des infrastructures sportives ainsi que le développement de la formation des jeunes talents.
À l’approche du rendez-vous électoral du 20 mai, le monde sportif congolais a désormais les yeux rivés sur la FECOFA. Plus qu’une simple élection, c’est une nouvelle page du football national qui semble s’ouvrir sous la houlette d’un homme rompu aux rouages du football continental.
Josaphat Mayi


