Le Secrétaire général par intérim de l’UDPS et député national, Augustin Kabuya, a réagi aux interrogations croissantes sur sa faible prise de parole lors des débats publics à l’Assemblée nationale. Son absence fréquente à la tribune est critiquée par certains observateurs, qui y voient un manque d’implication parlementaire.
Loin de considérer ce silence comme un désengagement, M. Kabuya affirme privilégier une approche plus discrète de son travail.
« Mon travail s’opère sur le fond, dans le cadre des concertations de groupe, loin de l’agitation des projecteurs », a-t-il déclaré, rejetant l’idée selon laquelle l’efficacité d’un député se mesurerait uniquement à ses interventions publiques.
Pour le responsable de l’UDPS, l’essentiel de l’action parlementaire se joue en amont, au sein des commissions et des échanges internes où se définissent les orientations politiques. Il revendique ainsi une influence exercée dans les coulisses, qu’il estime plus efficace que les prises de parole spectaculaires à la tribune.
Cette mise au point intervient dans un contexte politique où la présence et la visibilité des élus sont de plus en plus scrutées par l’opinion publique. En affirmant que le poids d’un parlementaire se mesure davantage à sa capacité d’action dans les mécanismes décisionnels qu’à la fréquence de ses interventions publiques, Augustin Kabuya cherche à redéfinir les critères d’évaluation de l’activité parlementaire.
Joëlle Luniongo


