Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs de publications jugées outrageantes, injurieuses, diffamatoires et menaçantes à l’encontre du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Dans un communiqué de presse publié ce lundi 11 mai, le cabinet du Ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, condamne avec la plus grande fermeté les agissements constatés ces derniers jours dans le cyberespace, notamment à la suite d’une conférence de presse organisée le 6 mai dernier.
Le ministère estime que ces comportements ne peuvent être couverts par la liberté d’expression et qu’ils constituent, au regard du droit pénal congolais, des infractions susceptibles de porter atteinte à l’autorité de l’État, à la cohésion nationale ainsi qu’au respect des institutions de la République.
Dans ce document officiel, le ministère rappelle que le Chef de l’État, en sa qualité de garant de la Constitution, de l’unité nationale et du fonctionnement régulier des pouvoirs publics, bénéficie d’une protection juridique renforcée liée à l’intégrité, à la dignité et à l’honneur de sa fonction.
Le ministère de la Justice indique également avoir donné injonction aux autorités judiciaires compétentes de procéder à la mise en mouvement immédiate et systématique de l’action publique afin d’identifier les auteurs des publications incriminées, y compris ceux opérant depuis l’étranger.
Selon le communiqué, les enquêtes devront permettre l’identification technique, numérique et judiciaire des personnes concernées ainsi que leur interpellation conformément aux procédures légales en vigueur.
Le gouvernement met par ailleurs en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques à des fins d’incitation à la haine, de provocation à la violence ou d’atteinte à l’ordre public, prévenant que de tels actes feront l’objet de poursuites judiciaires.
Le ministère réaffirme sa détermination à assurer le respect de l’autorité de l’État, la protection des institutions républicaines ainsi que l’assainissement du cyberespace national.

Lydia Mangala


