À l’approche du rendez-vous électoral décisif du 20 mai prochain, la Commission de recours de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) vient de rebattre les cartes. En réhabilitant la candidature de Jean-Max Mayaka à la présidence, l’instance juridictionnelle redonne un nouveau souffle à un processus jusque-là marqué par l’exclusion de plusieurs figures de proue.
C’est à travers un communiqué officiel de sa cellule de communication que la nouvelle a été rendue publique. Écarté dans un premier temps par la Commission électorale, Jean-Max Mayaka est désormais officiellement rétabli dans ses droits.
Son équipe de campagne n’a pas tardé à réagir, affirmant « prendre acte avec satisfaction » de cette décision. Pour le candidat et ses partisans, ce verdict ne représente pas seulement une victoire personnelle, mais également « un signal fort en faveur de la crédibilité du scrutin » ainsi qu’un rappel du respect strict des textes réglementaires qui régissent le football national.

Pour rappel, le paysage électoral avait connu un véritable séisme samedi dernier. À l’issue d’un examen minutieux consigné dans un rapport de 22 pages, la Commission électorale avait dressé une liste de candidats recalés qui avait surpris plus d’un observateur. Outre Jean-Max Mayaka, plusieurs figures du football congolais et gestionnaires sportifs avaient vu leurs dossiers rejetés pour des motifs de non-conformité procédurale.
Parmi eux figuraient notamment Shabani Nonda, ancien capitaine emblématique des Léopards, qui s’est depuis retiré définitivement de la course, ainsi que Jean-Claude Mukanya, Aziz Makukula, Issa Kevin et Rainier-Patrice Mangenda.
La réhabilitation de Jean-Max Mayaka redistribue désormais les cartes à quelques jours seulement du scrutin. Elle soulève également des interrogations sur le sort des autres candidats écartés. Cette décision pourrait-elle faire jurisprudence pour les autres grandes figures du football congolais encore mises à l’écart ?
Alors que la FECOFA traverse une période de transition suivie de près par la FIFA et la CAF, la transparence du processus électoral apparaît plus que jamais essentielle pour l’avenir du football en République démocratique du Congo.
Le rendez-vous du 20 mai s’annonce désormais comme un tournant décisif pour la gouvernance du football congolais.
Josaphat Mayi


