La Première ministre et cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a présidé, ce mercredi 6 mai à Kinshasa, une réunion de restitution de la mission du Fonds monétaire international (FMI), conclue par un accord technique sur la troisième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Cet accord intervient après plusieurs jours d’échanges entre les équipes gouvernementales et les experts du FMI, marquant une étape importante dans la mise en œuvre du programme économique de la République démocratique du Congo. Il ouvre la voie à la poursuite des réformes engagées, dans un contexte international et sécuritaire jugé complexe.
Parmi les priorités retenues figurent le renforcement de la mobilisation des recettes publiques, la modernisation du système douanier et l’interconnexion des régies financières, des mesures considérées comme essentielles pour améliorer la gouvernance économique et accroître les marges budgétaires de l’État. Le gouvernement a également annoncé la préparation d’un collectif budgétaire, en cohérence avec les objectifs du programme, ainsi que la poursuite des réformes structurelles.
Malgré les chocs auxquels le pays est confronté, les indicateurs macroéconomiques témoignent d’une certaine stabilité. Le chef de mission du FMI pour la RDC, Calixte Ahokpossi, a salué la performance globale de l’économie congolaise.

« L’économie est demeurée résiliente malgré les chocs. La croissance est restée robuste, au-dessus de 5,5 %, et l’inflation a fortement diminué », a-t-il souligné.
Ces résultats traduisent, selon les autorités, les effets des politiques de stabilisation mises en œuvre ces dernières années. Pour Judith Suminwa Tuluka, cet accord technique constitue un signal de confiance et un encouragement à maintenir le cap des réformes.

Le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de consolider la stabilité macroéconomique, de renforcer la discipline budgétaire et de poursuivre les transformations engagées, avec pour objectif une croissance plus inclusive et durable.
La RDC entend continuer à structurer son économie, améliorer la gestion des finances publiques et créer les conditions d’un développement économique capable de résister aux chocs tout en bénéficiant à l’ensemble de la population.
Lydia Mangala


