Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a haussé le ton mercredi 6 mai 2026 face aux comportements jugés inciviques de certains responsables publics dans la circulation routière à Kinshasa.
Lors de sa conférence de presse tenue dans la capitale congolaise, le chef de l’État a annoncé des sanctions fermes contre tout membre du gouvernement qui enfreindrait les règles de circulation, notamment en empruntant un sens interdit.
Félix Tshisekedi a averti qu’un ministre pris en flagrant délit de violation du sens unique pourrait être immédiatement écarté du gouvernement.
À travers cette sortie, le Président entend renforcer l’autorité de l’État et lutter contre l’impunité souvent reprochée à certaines autorités publiques dans la gestion quotidienne de la circulation à Kinshasa.

Pour le chef de l’État, les dirigeants doivent faire preuve d’exemplarité, particulièrement au moment où la population est appelée à respecter des mesures de régulation routière destinées à réduire les embouteillages dans la capitale.
Dans la même dynamique, Félix Tshisekedi a invité la population ainsi que les journalistes à signaler les cas de violation impliquant des officiels, notamment à travers des preuves photographiques des plaques d’immatriculation des véhicules concernés.
Selon le Président de la République, des sanctions « exemplaires » seront prises à l’encontre des contrevenants identifiés.
Cette déclaration intervient alors que les autorités multiplient les initiatives pour améliorer la mobilité urbaine à Kinshasa, confrontée à une congestion routière chronique aggravée par le non-respect du code de la route et les privilèges accordés à certains cortèges officiels.
Joséphine Mawete


