Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a réaffirmé mercredi à Kinshasa la position historique de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) sur la question de la réforme constitutionnelle, lors d’une conférence de presse tenue au Palais de la Nation.
Face aux interrogations autour d’un éventuel changement de la Constitution et de la perspective d’un troisième mandat, le chef de l’État a rappelé que cette orientation ne constitue pas une nouvelle démarche politique au sein de sa famille politique.
« Je suis de l’UDPS », a déclaré Félix Tshisekedi, avant de rappeler qu’« en 2006, l’UDPS avait pris l’engagement de changer la Constitution une fois au pouvoir ».

Le Président congolais a toutefois tenu à préciser qu’il n’était pas personnellement demandeur d’un troisième mandat à la tête du pays.
« Je n’ai pas sollicité un troisième mandat, mais si le peuple le veut, je le ferai », a-t-il affirmé.
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a également insisté sur la nécessité d’aborder toute réflexion constitutionnelle dans un cadre républicain et apaisé.
Selon lui, le débat doit être conduit « avec sérieux, transparence et méthode », loin des polémiques et des manipulations politiques.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par des discussions croissantes autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, alors qu’une proposition de loi encadrant le référendum est actuellement examinée à l’Assemblée nationale.
La question suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique, de la société civile ainsi que des confessions religieuses, notamment autour du respect de l’article 220 de la Constitution, qui verrouille le nombre et la durée des mandats présidentiels.
Joséphine Mawete


