Le Président de la République, Félix Tshisekedi, n’a pas exclu l’éventualité d’un troisième mandat ni celle d’une révision de la Constitution, lors d’une conférence de presse tenue mercredi 6 mai 2026 à Kinshasa.
Interrogé sur une éventuelle candidature au-delà de 2028, le chef de l’État a déclaré être disposé à répondre à un appel populaire. « Si le peuple le veut », a-t-il affirmé, évoquant également la possibilité d’un débat sur une réforme constitutionnelle par voie référendaire.
Le Président congolais a rappelé la position historique de son parti, l’UDPS, sur la question constitutionnelle.
« Je suis de l’UDPS. En 2006, l’UDPS avait dit que si elle arrivait au pouvoir, cette Constitution serait changée », a-t-il soutenu.
Tout en défendant l’ouverture du débat, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’un cadre rigoureux et transparent.
« Aucune question d’intérêt national ne saurait être caricaturée, confisquée ou interdite à la réflexion. Mais ces questions doivent être abordées avec sérieux, transparence et méthode », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a également établi un lien entre la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et l’organisation des élections prévues en 2028. Selon lui, la poursuite de la guerre pourrait compromettre la tenue des scrutins.
« Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne saura pas organiser les élections en 2028 », a averti Félix Tshisekedi, citant notamment l’exemple de Volodymyr Zelensky, confronté à l’impossibilité d’organiser certaines échéances électorales en raison du conflit en Ukraine.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par l’examen, à l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi déposée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy visant à encadrer l’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Cette initiative suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Les Églises catholique et protestante ont notamment exprimé leurs réserves, mettant en garde contre toute tentative de remise en cause de l’article 220.
Joséphine Mawete


