Le concert de Fally Ipupa au Stade de France continue de susciter analyses et lectures au-delà du simple exploit artistique. Pour Edwine Endundo, Directrice générale de Vliso, cette performance est un soft power congolais à l’échelle internationale.
Dans une réflexion articulée autour de l’influence culturelle, elle estime que cet événement dépasse le cadre du divertissement pour devenir un véritable acte de projection de puissance. Remplir une enceinte aussi emblématique, imposer une identité artistique forte, fédérer une diaspora et capter l’attention mondiale relèvent, selon elle, d’une démonstration concrète de l’influence culturelle d’un pays.
« Le concert de Fally Ipupa au Stade de France n’était pas qu’une performance : c’était une démonstration de soft power congolais à l’échelle mondiale », affirme-t-elle, soulignant que la culture constitue aujourd’hui un levier stratégique dans les rapports d’influence entre nations.
Dans cette dynamique, la musique devient un vecteur de narration identitaire. Des titres comme Mayanga, évoqués par la DG de Vliso, incarnent cette profondeur culturelle capable de traverser les frontières.
« C’est une mémoire, des racines, une identité qui voyagent et touchent bien au-delà des frontières », explique-t-elle, mettant en lumière la portée symbolique de l’œuvre de l’artiste.
Pour Edwine Endundo, Fally Ipupa incarne une forme d’exportation culturelle structurée, où chaque prestation devient un outil d’influence.
« Sur scène comme dans sa musique, Fally ne fait pas que performer, il exporte une culture », insiste-t-il.
Cette lecture laisse percevoir la culture comme un socle fondamental de puissance. Une nation capable de diffuser son identité culturelle à l’international renforce, selon lui, sa visibilité, son attractivité et son poids dans les dynamiques globales.
La musique congolaise s’impose ainsi comme un vecteur stratégique de rayonnement, confirmant que l’influence ne se joue plus uniquement sur les terrains politique ou économique, mais aussi dans la capacité d’un pays à raconter son histoire, à imposer ses codes et à faire vibrer le monde au rythme de son identité.
Lydia Mangala


