À Kitambo Magasin, l’heure est au soulagement pour de nombreux usagers. Longtemps engorgé par une circulation anarchique, ce carrefour emblématique de la capitale congolaise connaît un retour progressif à l’ordre, salué par les habitants.
À l’origine de ce changement, une décision des autorités visant à interdire strictement l’accès aux taxis-motos, communément appelés « Wewa », dans ce périmètre stratégique. Situé sur un axe menant notamment vers des sites sensibles liés à la présidence de la République, ce rond-point faisait face depuis plusieurs années à une congestion permanente, rendant la circulation difficile et l’espace public étouffant.
Sur le terrain, les effets de cette mesure sont déjà visibles. La fluidité du trafic s’est nettement améliorée et les embouteillages, autrefois quasi permanents, tendent à se résorber. Piétons comme automobilistes redécouvrent un espace plus aéré et plus accessible.
Pour garantir l’application de cette interdiction, des éléments des forces de sécurité, dont des unités de l’armée, ont été déployés sur place. Leur présence vise à prévenir toute tentative de retour au désordre et à assurer le respect strict des nouvelles règles de circulation.
Cette initiative est largement perçue comme un signal fort de la part des autorités provinciales, illustrant une volonté de restaurer l’autorité de l’État dans la gestion de l’espace urbain. Pour de nombreux observateurs, elle démontre qu’une action coordonnée et rigoureuse peut améliorer concrètement le quotidien des Kinois.
Au-delà de ce cas précis, certains appellent désormais à étendre ce type de mesures à d’autres carrefours névralgiques de Kinshasa, régulièrement confrontés aux mêmes problèmes d’encombrement et d’occupation anarchique de la chaussée.
Le défi reste toutefois de pérenniser ces acquis. Pour les autorités, il s’agira de maintenir la discipline sur le long terme afin de consolider cette dynamique et contribuer à faire de la capitale une ville plus moderne, organisée et vivable.
Ben Mandjolo


