Le passage du cardinal Fridolin Ambongo dans le district de la Tshangu, ce week-end, a mis en lumière l’état de dégradation avancée de la route Mokali. Au-delà du simple constat technique, l’archevêque de Kinshasa a exprimé une profonde indignation face à l’abandon de cet axe routier stratégique.
Le prélat s’est rendu dans la zone le samedi 2 mai, à l’occasion d’un déplacement pastoral en direction de la paroisse Saint-Théophile de Kimbanseke, venue soutenir les prêtres victimes d’une agression survenue le 1er mai. Mais le trajet s’est transformé en véritable épreuve, tant la circulation sur la route Mokali s’est révélée difficile, voire par endroits impraticable.
Sur place, le cardinal Ambongo a dénoncé avec gravité l’état de la voirie.
« Ça fait vraiment pitié », aurait-il laissé entendre face à la détérioration avancée de cet axe essentiel pour les habitants de la Tshangu.
La route Mokali constitue en effet un corridor important reliant plusieurs zones densément peuplées, notamment les quartiers de Kimbanseke, ainsi que des connexions vers le boulevard Lumumba et d’autres axes structurants de l’est de Kinshasa. Aujourd’hui, elle est décrite par les riverains comme un tronçon fortement dégradé, marqué par des nids-de-poule profonds, de la boue et une quasi-inaccessibilité lors des fortes pluies.
Depuis plusieurs années, les habitants et acteurs de la société civile alertent sur cette situation, sans que des travaux de réhabilitation durables ne soient entrepris. L’intervention du cardinal Ambongo vient ainsi relancer le débat sur les infrastructures urbaines et la gestion des priorités dans la capitale congolaise.
Au-delà du cas de la route Mokali, ce constat met en évidence les défis structurels auxquels Kinshasa reste confrontée en matière d’aménagement urbain et de mobilité. La réhabilitation de cet axe ne peut plus être différée.
Joëlle Luniongo


