Alors que le scrutin pour la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) approche à grands traits, l’un des favoris du public, Chris Shabani Nonda, jette l’éponge. L’ancien capitaine des Léopards a annoncé son retrait définitif après l’invalidation provisoire de sa candidature par la Commission électorale.
Le verdict est tombé ce samedi à Kinshasa. Après l’examen minutieux des dossiers déposés le 21 avril dernier, la Commission électorale a jugé la liste conduite par l’ancien attaquant de l’AS Monaco non conforme aux exigences statutaires.
Malgré le prestige de son nom, le dossier de Christopher Shabani Nonda a buté sur des obstacles administratifs de taille. Selon le rapport de la Commission, plusieurs pièces essentielles faisaient défaut. Premièrement, l’absence d’une attestation d’aptitude physique. Le manque de lettres de soutien signées par au moins deux membres de la FECOFA et la non-conformité des formulaires relatifs aux enquêtes d’habilitation.
Bien que l’article 8.3 du code électoral offrait une fenêtre pour compléter le dossier, l’ancien international a choisi de mettre un terme à ses ambitions pour ce mandat, marquant ainsi un tournant majeur dans ce processus électoral. En fait, Shabani Nonda n’est pas le seul à avoir vu ses ambitions freinées par la machine administrative. La Commission a frappé fort en déclarant irrecevables les candidatures d’Aziz Makukula, Jean-Claude Mukanya, Jean-Max Mayaka, Renie Patout Mangenda et Kevin Issa. Pour ces derniers, l’heure est à la course contre la montre pour régulariser leur situation.
Le reste de la liste de Nonda a également subi les foudres de la Commission. Sur les quinze membres présentés, seuls trois dossiers étaient initialement conformes, dont celui de Mbenza Rocha Bénédicte. En revanche, les candidatures féminines de Fatuma Kadiebwe Sylvie, Muadi Kalambayi et Zombwesa Kwiyé Lydie ont été écartées faute d’un curriculum vitae sportif jugé insuffisant.
Un boulevard pour le trio de tête ?
Pendant que les outsiders et les figures historiques du terrain trébuchent sur les textes, trois personnalités tirent leur épingle du jeu. À ce jour, seules les candidatures de Véron Mosengo, Jean-Didier Masamba et Bosco Mwehu ont été déclarées recevables. Ces trois candidats semblent avoir maîtrisé les subtilités juridiques d’un scrutin qui s’annonce plus que jamais comme une bataille d’experts en procédures.
Ce rebondissement relance avec acuité le débat sur la transparence et la complexité du code électoral de la FECOFA. Si pour certains, cette rigueur est le gage d’une institutionnalisation forte, pour d’autres, elle constitue un verrou difficile à faire sauter pour les anciennes gloires du football souhaitant s’impliquer dans la gestion administrative.
Le rendez-vous du 20 mai 2026 reste maintenu, mais l’absence de l’emblématique capitaine Nonda laisse déjà un goût d’inachevé chez de nombreux supporters qui voyaient en lui le souffle du renouveau. Les prochaines heures seront décisives pour les candidats restants, alors que le football congolais cherche désespérément la voie de sa stabilité.
Josaphat Mayi


