Le 16 juillet 2025, le Président Félix Tshisekedi a donné le coup d’envoi du tout premier Festival mondial de la Musique et du Tourisme à Kinshasa.
Organisée conjointement par le ministère du Tourisme, le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine et l’ONU Tourisme, la grande salle du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale a accueilli une conférence de presse exceptionnelle.
Aux côtés du ministre Didier Mpambia, le Secrétaire général de l’ONU Tourisme, Zurab Pololikashvili, a partagé ses impressions et ses espoirs pour la RDC.
Un choix de Kinshasa justifié par la logistique et l’image

Le ministre Didier Mpambia a ouvert le débat sur le choix de la capitale, seule localité retenue pour l’organisation de cette première édition :
« Il fallait choisir un lieu qui limite les risques possibles », a-t-il plaidé, rappelant la nécessité de présenter la meilleure image de la RDC à l’international.
Pour Didier Mpambia, Kinshasa est moins un simple cadre urbain qu’une vitrine :
« Kinshasa demeure la vitrine de la RDC » , a-t-il affirmé, invitant la presse locale à accompagner la campagne « Explorer la RDC » afin de changer le narratif sur le pays.
Miser sur l’écosystème et la pérennité

Soucieux d’inscrire le festival dans la durée, le ministre a précisé :
« Nous espérons que cette activité sera inscrite dans une ligne budgétaire du gouvernement », a-t-il indiqué, exprimant aussi son souhait d’attirer des partenaires privés pour pérenniser le projet.
Il a également appelé à un éco-système national tourné vers la promotion culturelle et touristique :
« Nous devons travailler à l’installation d’un écosystème qui mette en lumière ce type d’activité » , a-t-il souligné, évoquant la savane boisée, la faune unique et le rôle des médias pour diffuser des images valorisantes du pays.
L’enthousiasme et la surprise de l’ONU Tourisme

Zurab Pololikashvili, à peine arrivé de Genève, a confessé son émerveillement :
« En 24 heures, j’ai vécu une journée incroyable : j’ai mangé le poisson frais du fleuve Congo, bu la bière Tembo et échangé avec le Président Tshisekedi », a-t-il partagé , avant d’ajouter que :
« on nous disait que l’Afrique se ressemble partout, mais la RDC est particulièrement diversifiée ».

Malgré les défis logistiques,« la circulation a été très difficile dès l’aéroport », il a loué la dynamique kinoise et promis de revenir découvrir d’autres régions :
« Je suis heureux d’être ici et j’espère être de nouveau invité pour visiter d’autres régions de la RDC », a-t-il confié.
Vers une marque-pays forte et créatrice d’emplois

Les deux intervenants ont insisté sur le lien entre paix, musique et tourisme, moteur de création d’emplois.
Le Secrétaire général de l’ONU Tourisme a mis l’accent sur la stabilité grandissante du continent :
« Je constate que la sécurité s’améliore en Afrique et que la situation est stable », a-t-il constaté , avant de conclure sur une note optimiste :

« Pour l’avenir, j’ai bon espoir : il y a encore beaucoup à faire et beaucoup sera accompli », a-t-il conclu.
En conjuguant prestige sportif, richesse culturelle et promotion touristique, le FMMT 2025 entend que la RDC, « cœur de l’Afrique », est prête à s’affirmer sur la scène mondiale, à condition de traduire ces ambitions en réalisations concrètes pour ses habitants.
Lydia Mangala


