En mission officielle en République démocratique du Congo (RDC), Jean‑Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, s’est entretenu ce jeudi 4 septembre 2025 avec plusieurs figures de l’opposition congolaise, dont Martin Fayulu et Jean‑Marc Kabund, au siège de la MONUSCO à Kinshasa.
Des échanges centrés sur la paix et la protection des civils
Cette rencontre a permis à la Coalition LAMUKA et à d’autres acteurs de l’opposition de présenter leurs principales revendications à l’envoyé onusien. Parmi elles :
– L’application de la résolution 2773 de l’ONU, qui fixe un cadre pour la stabilisation de la RDC et le soutien des Nations Unies aux processus de paix.
– Un cessez-le-feu immédiat dans les provinces du Kivu, théâtre d’intenses affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales.
– La tenue d’un dialogue national véritablement inclusif, et non d’un monologue politique, tel que l’opposition l’a dénoncé, pointant la présidence de Félix Tshisekedi.
– La fin de l’oppression politique, comprenant menaces, intimidations envers les opposants et restrictions des manifestations publiques, selon Prince Epenge, porte-parole de LAMUKA.
– La protection des populations civiles, des journalistes et des militants des droits de l’homme, trop souvent exposés à des violences dans certaines régions.
– L’augmentation de l’aide humanitaire, pour soutenir plus de 7 millions de déplacés dans les zones en conflit, victimes de la faim et de la précarité.
Une mission de paix sous tension
Cette audience illustre la volonté des Nations Unies d’écouter toutes les parties prenantes, dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement fragile.
Les opérations de la MONUSCO continuent de jouer un rôle central dans l’assistance aux populations vulnérables et dans la facilitation du dialogue politique.
Les attentes de l’opposition
Pour la Coalition LAMUKA, cette rencontre est l’occasion de rappeler que la paix et la stabilité du pays passent par le respect des droits politiques et la sécurité des citoyens, et non par des initiatives unilatérales.
« Nous demandons un dialogue ouvert, la protection des populations et une aide humanitaire renforcée. C’est une urgence humanitaire et politique », a insisté Prince Epenge.

Si Jean‑Pierre Lacroix a assuré que ses échanges allaient être portés au Secrétaire général de l’ONU et aux instances concernées.
Lydia Mangala


