Kinshasa, 30 avril 2026. Figure discrète mais déterminante tout au long des travaux, Tracy Ntumba, conseillère au ministère de l’Éducation nationale et modératrice principale du segment politique de haut niveau, s’est imposée comme l’une des voix les plus structurantes de ces assises. À la croisée des échanges techniques et des arbitrages politiques, elle a veillé à maintenir le cap : celui de la cohérence, de la clarté et surtout de l’impact.
Mais c’est au moment de la lecture solennelle de la Déclaration de Kinshasa sur le financement durable de l’éducation et de la formation que son intervention a pris toute son ampleur.
Face à une salle attentive, composée de membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers, ainsi que d’acteurs du secteur privé et de la société civile, elle a posé les bases d’un tournant attendu : celui du passage des intentions aux engagements mesurables.
« Un forum de cette envergure ne peut pas se limiter à des échanges. Il doit laisser des traces concrètes. Tout ce qui a été dit ici doit être structuré, formalisé et transformé en engagements clairs », a-t-elle déclaré avec fermeté.

Dans un contexte où de nombreuses recommandations issues de précédentes rencontres sont restées sans suite, son message a résonné comme un rappel à la responsabilité collective.
« Nous ne pouvons plus nous permettre d’accumuler des diagnostics sans résultats. Chaque mot prononcé ici doit trouver une traduction dans les politiques publiques et dans la vie des apprenants », a-t-elle insisté.

Au-delà du discours, Tracy Ntumba a mis en avant l’importance d’un cadre de suivi rigoureux pour garantir l’effectivité des engagements pris.
« La crédibilité de ce processus repose sur notre capacité à suivre, évaluer et rendre compte. Ce que nous adoptons aujourd’hui doit pouvoir être mesuré demain ».

La Déclaration de Kinshasa, qu’elle a portée avec solennité, consacre une vision partagée : faire de l’éducation un droit effectif, accessible à tous, mais aussi un levier stratégique de développement, de cohésion sociale et de résilience nationale.
Elle appelle notamment à :
- un financement mieux aligné et moins fragmenté
- une gouvernance renforcée et plus transparente
- une implication accrue du secteur privé
- et une focalisation sur la qualité des apprentissages

« Nous passons aujourd’hui d’un cadre de dialogue à un cadre d’engagement. Et cet engagement nous lie tous, sans exception », a-t-elle martelé.
Dans une atmosphère marquée par la solennité de la clôture, son intervention a contribué à ancrer l’idée que ces assises ne doivent pas être une fin en soi, mais le point de départ d’une nouvelle dynamique.

« Ce que nous avons construit ici n’a de valeur que s’il est appliqué. L’histoire retiendra non pas ce que nous avons dit, mais ce que nous aurons fait », a-t-elle conclu.
Par cette prise de parole, Tracy Ntumba aura incarné, jusqu’au bout, l’exigence fondamentale de ces assises : transformer la volonté politique en actions concrètes, au bénéfice de chaque enfant congolais.
Ben Mandjolo


