La responsable du quartier Mapela, dans la commune de Masina, a exprimé, dans une déclaration faite à l’ACP, un besoin urgent d’obtenir un terrain afin d’y ériger des infrastructures administratives modernes. S’adressant à la presse, elle a dénoncé les conditions de travail précaires dans lesquelles évolue actuellement son administration, installée sous un simple hangar.
Les bureaux actuels, situés sur une ancienne voie ferrée de l’Onatra, sont jugés inadaptés à l’exercice des fonctions administratives. Cette localisation expose le personnel et les usagers à des risques sécuritaires importants et perturbe le bon fonctionnement des services de proximité.
Mme Kengi a notamment évoqué un incident survenu en juin 2025, au cours duquel des jeunes communément appelés « Kuluna » avaient attaqué un poste de police voisin pour protester contre l’inaction des forces de l’ordre après une agression visant un cambiste. Dans la confusion, le bureau du quartier avait également été vandalisé, entraînant la perte de documents administratifs essentiels.
Au-delà des questions de sécurité, le quartier Mapela fait face à un manque criant de moyens financiers. Il ne dispose ni de recettes locales ni de subventions de fonctionnement, ce qui limite fortement sa capacité à répondre aux besoins administratifs de la population.
Face à cette situation, la cheffe de quartier plaide pour l’acquisition d’un terrain sécurisé et la construction d’un nouveau bâtiment administratif. Une telle initiative permettrait, selon elle, de renforcer l’autorité locale, d’améliorer la qualité des services publics et de restaurer la confiance entre l’administration et les habitants.
Elle en appelle ainsi à l’implication des autorités provinciales de Kinshasa afin de trouver une solution durable à cette problématique.
Joëlle Luniongo


