Lors du lancement du concours interuniversitaire Éloquence 360 qui a eu lieu ce samedi 30 août 2025 dans la grande salle du Fleuve Congo hôtel, la championne mondiale de l’éloquence, Joelle Makembo Maya, a offert aux étudiants une leçon magistrale sur la puissance de la parole et son rôle dans le changement social et personnel.
Une parole qui inspire l’histoire
Dans un discours, Joelle Makembo Maya a invité l’auditoire à regarder autour de nous et à se rappeler que des figures historiques comme Martin Luther King, Nelson Mandela, Malala, Rosa Parks ou Patrice Emery Lumumba n’ont pas parlé par hasard.
« Ils l’ont fait parce qu’ils portaient une force capable de briser les chaînes de l’injustice, de rallumer les flammes du courage et d’illuminer les pages de l’Histoire », a-t-elle déclaré avec conviction.
Elle a ensuite partagé son propre rêve :

« Un jour, moi aussi j’ai rêvé. J’ai rêvé non pas pour fuir la réalité, mais pour la bousculer. J’ai rêvé de me lever, de parler, et que ma voix laisse une force plus grande que moi : une force capable de briser les chaînes de l’injustice, une force capable de rallumer le courage et d’illuminer l’avenir », a-t-elle affirmé, captivant l’attention des étudiants.
Le courage d’oser et de croire

Joelle Makembo Maya a évoqué les critiques et les doutes auxquels elle a fait face :
« On m’a parfois traitée de folle. Mais me voilà aujourd’hui, vibrante, vivante et libre. Libre de croire que l’espoir n’est pas un mirage, mais une graine que l’on sème dans les arides plaines de nos sociétés », a-t-elle expliqué.
Elle a rappelé l’importance des utopies, ces non-lieux qui deviennent possibles grâce au courage et à l’action :
« L’homme doute, il chute, mais il se relève, porté par ce rêve de liberté qui le pousse à dépasser ce que l’on croyait impossible », a-t-elle souligné, citant Martin Luther King et Malala comme exemples de voix transformant le monde.
Un rêve pour le Congo et au-delà

La championne a ensuite partagé sa vision pour le Congo et pour les enfants du monde :
« Je rêve d’un Congo qui relève la tête, un Congo où les enfants jouent sans fuir, un Congo où les mères ne pleurent plus leurs fils tombés. Je rêve d’un pays où la paix n’est plus une prière incertaine, mais une promesse tenue », a-t-elle confié.
Elle a élargi ce rêve aux enfants du Kasaï, aux filles privées d’école dans le Sahel, et aux familles déplacées au Soudan, au Yémen ou en Birmanie.
Pour elle, chaque voix a un rôle :
« La parole est un véritable outil. Un outil de savoir, un outil de transformation, un outil de développement. Alors parlons. Parlons bien. Parlons vrai. Parlons, car c’est un acte de foi, un acte de confiance, et un acte de liberté », a-t-elle conclu avec émotion.
Une leçon pour la jeunesse

Son discours a profondément marqué les participants du concours, les invitant à réfléchir sur la puissance de leurs mots, à cultiver leur éloquence et à s’en servir comme un levier pour l’éducation, la justice et le progrès social.

Joelle Makembo Maya a rappelé que la parole bien utilisée n’est pas seulement un moyen d’expression, mais une arme positive capable de transformer les sociétés et de construire l’avenir.
Il sied de rappeler qu’elle a remporté le concours mondial d’éloquence Paris 2025 devant la France , le Maroc, le Madagascar et le cuba.
Lydia Mangala


