Lors du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation, organisé le mardi 28 avril à l’hôtel Hilton de Kinshasa, le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, a insisté sur la place stratégique de l’éducation dans la transformation économique de la République démocratique du Congo.
Face à un auditoire composé de membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers ainsi que d’experts du secteur éducatif, il a élargi le débat au-delà de la seule dimension sociale de l’éducation. Pour lui, celle-ci constitue avant tout un investissement structurant, indispensable à la croissance et à la modernisation de l’économie nationale.

« Le capital humain est la première richesse d’une nation. C’est sur lui que repose toute ambition de développement durable », a-t-il affirmé.
Dans son intervention, Guylain Nyembo a souligné la nécessité d’intensifier les investissements dans l’éducation et la formation afin de renforcer la productivité et d’accompagner la diversification économique du pays.
Il a plaidé pour une meilleure articulation entre les politiques éducatives et les orientations du Plan national de développement, afin d’assurer une adéquation plus forte entre formation, emploi et besoins réels du marché.
Le ministre d’État a également mis en avant le rôle déterminant d’une main-d’œuvre qualifiée dans la transformation structurelle de l’économie congolaise, capable de s’adapter aux évolutions technologiques et aux exigences de compétitivité. Dans cette perspective, il a appelé à une approche globale et cohérente, intégrant l’éducation de base, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur.

« Aucun pays ne peut prétendre à un développement durable sans un système éducatif solide et performant », a-t-il rappelé, en s’appuyant sur l’expérience des économies ayant investi massivement dans leur capital humain.
Abordant la question du financement, Guylain Nyembo a reconnu les contraintes persistantes du secteur éducatif et a appelé à une mobilisation accrue des ressources internes, ainsi qu’à une gestion plus rigoureuse des investissements publics. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance et les mécanismes de suivi afin d’assurer une meilleure efficacité des dépenses.
En plaçant le capital humain au centre des politiques publiques, le ministre du Plan envisage de soutenir l’émergence d’une économie plus performante, inclusive et capable de résister aux chocs et aux mutations du XXIe siècle.
Ben Mandjolo


