Le mardi 28 avril 2026, lors du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation, organisé à l’hôtel Hilton de Kinshasa, le cofondateur de la plateforme éducative Schoolap, Pascal Kaniki, a défendu une vision ambitieuse de la transformation numérique du système éducatif congolais.
Intervenant au cours du panel consacré à la formation, à l’innovation et à l’employabilité des jeunes, il a mis en lumière le rôle croissant des technologies numériques dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la gouvernance du secteur éducatif.

« Le numérique offre aujourd’hui des solutions concrètes pour répondre aux défis structurels de notre système éducatif, notamment en matière de transparence, d’accès et de performance », a-t-il déclaré.
Au cœur de son intervention, Pascal Kaniki a évoqué le projet de digitalisation de l’Examen d’État, une réforme majeure visant à moderniser l’un des piliers du système éducatif congolais. Ce processus inclut notamment l’automatisation de certaines étapes clés, la sécurisation des données ainsi que la réduction des délais de traitement des résultats.
Selon lui, cette transformation numérique permettra non seulement de limiter les risques de fraude, mais aussi d’améliorer significativement l’efficacité administrative.
« La digitalisation de l’Examen d’État constitue un pas décisif vers un système éducatif plus crédible, plus transparent et plus performant », a-t-il affirmé.
Au-delà des examens, l’entrepreneur a insisté sur la nécessité d’intégrer les outils numériques dans l’ensemble du parcours éducatif. Il a notamment plaidé pour le développement de plateformes d’apprentissage en ligne, l’utilisation de contenus pédagogiques numériques et le renforcement des compétences digitales des enseignants.
Pascal Kaniki a également souligné l’importance de la collaboration entre le secteur public et les acteurs privés de la technologie éducative. Pour lui, la réussite de cette transformation passe par un partenariat stratégique capable de mobiliser des ressources, des expertises et des innovations adaptées au contexte congolais.
Cependant, il a rappelé que plusieurs défis restent à relever, notamment en matière d’accès à Internet, d’équipements numériques dans les écoles et de formation des enseignants.
« La technologie seule ne suffit pas. Il faut investir dans les infrastructures et accompagner les utilisateurs pour garantir un impact réel », a-t-il prévenu.

Cette intervention entre pleinement dans la vision de faire du numérique un levier clé du développement éducatif en République démocratique du Congo. En misant sur l’innovation locale et des solutions adaptées, Pascal Kaniki entend contribuer à la construction d’un système éducatif moderne, inclusif et tourné vers l’avenir.
Ben Mandjolo


