Dans le cadre de la première édition de « La Semaine de l’étudiant », organisée par TBC Academia au Musée National de la République Démocratique du Congo, Michael Nkwa, manager en ressources humaines et consultant en stratégie d’action, a prononcé, ce lundi 18 aout 2025, un discours riche et mobilisateur sur l’importance de l’esprit entrepreneurial chez les étudiants.
Son intervention, qui a eu lieu sous la modération de Julie Tshienda, chargée de la promotion et de la visibilité des actions du Chef de l’État, et en présence de Christian Bosembe, Président du CSAC et patron du Groupe média Buzz Congo, a mis en lumière la nécessité de combiner formation académique et pratique pour préparer une jeunesse capable de relever les défis du développement national.
Témoignage et vérité essentielle : placer l’étudiant au centre
Michael Nkwa a débuté son allocution en affirmant :
« Je vais commencer par témoigner et annoncer une vérité essentielle », rappelant que la partie pratique du programme, intitulée « La Semaine de l’étudiant », était exactement ce que les étudiants attendaient.
Il a insisté sur l’importance d’intégrer l’esprit entrepreneurial dès l’université :
« Il s’agit d’une relation avec l’esprit entrepreneurial, car nous devons importer cet esprit et l’intégrer dans nos réalités. Nous sommes un pays riche, les discours sont là, les stratégies sont là, les ressources sont là… mais le constat reste que tout cela ne produit pas encore des résultats durables », a-t-il expliqué.
Selon lui, le problème majeur réside dans la perception des étudiants :

« L’enfant, l’étudiant, est très souvent considéré uniquement comme un élève en formation, et non comme un potentiel acteur de solutions. C’est seulement après ses études que l’on attend de lui une insertion professionnelle. Pourtant, il faut commencer déjà à l’université, en associant la formation académique à la pratique, afin de donner aux étudiants non seulement des diplômes, mais aussi des compétences entrepreneuriales réelles », a-t-il insisté.
Former des créateurs de solutions

Le consultant a souligné la nécessité de préparer les étudiants à devenir des acteurs capables de répondre aux besoins de la société :
« Nous devons former des créateurs de solutions, des acteurs capables de s’engager et de répondre aux besoins de la société », a-t-il affirmé.
Il a présenté le projet comme un espace concret d’apprentissage et d’initiative :
« Nous sommes ici à la Maison de l’Étudiant, un espace qui symbolise l’initiative, l’entreprise et la créativité. C’est une véritable structure qui vise à ancrer la culture entrepreneuriale et à offrir aux étudiants des expériences concrètes face au chômage et aux défis du développement national », a-t-il précisé.
Michael Nkwa a rappelé l’importance de l’alignement avec la vision du Président Félix Tshisekedi :
« Ce projet rejoint d’ailleurs la vision du Président de la République, qui donne des axes clairs pour une collaboration entre partenaires : financement, expertise, recherche technique et accompagnement », a-t-il déclaré, soulignant l’implication nécessaire de tous pour encadrer la jeunesse.
Construire le pont entre université et marché de l’emploi
Pour Michael Nkwa, l’objectif de cette initiative est clair : créer un lien direct entre le monde académique et le marché du travail.
« L’objectif est clair : créer un pont entre l’université et le marché de l’emploi », a-t-il affirmé.
« Les jeunes sont prêts. Le projet existe. Les experts sont mobilisés. Il ne reste qu’à transformer ces initiatives en entreprises durables », a-t-il ajouté.
Il a conclu son intervention sur une note inspirante, réaffirmant sa confiance en la jeunesse congolaise :
« Nous croyons fermement que l’étudiant congolais, avec le bon encadrement, peut devenir un acteur du développement et de la démocratie en République Démocratique du Congo. Je vous remercie », a-t-il déclaré.

L’initiative promet de donner aux étudiants les outils nécessaires pour transformer leur savoir en actions tangibles et durables, contribuant ainsi à l’émergence d’une nouvelle génération de leaders et d’acteurs du développement congolais.
Lydia Mangala


