Depuis l’arrivée d’Acacia Bandubola Mbongo à la tête du ministère des Hydrocarbures, le secteur pétrolier congolais connaît une profonde restructuration, portée par une volonté affirmée d’assainir le circuit de distribution des produits pétroliers et de maximiser les recettes de l’État.
À travers des actions de terrain soutenues, le ministère a renforcé le contrôle, réduit la fraude et amélioré la traçabilité des volumes consommés, avec des résultats financiers significatifs pour le Trésor public.
Une stratégie de contrôle renforcée pour lutter contre la fraude et la contrebande
L’un des piliers de cette dynamique repose sur le déploiement et la redynamisation de la brigade de contrôle et de suivi du marquage moléculaire, notamment dans la zone Sud-Est du pays, une région stratégique marquée par une forte activité minière et une consommation élevée de carburant.
Cette brigade effectue des missions régulières de vérification sur toute la chaîne de distribution, depuis les dépôts jusqu’aux points de vente, afin de s’assurer que les produits pétroliers subventionnés destinés à l’usage domestique ne soient pas détournés vers les sociétés minières ou d’autres circuits non autorisés.
Avant ces réformes, de nombreux opérateurs économiques profitaient des failles du système pour alimenter illégalement le secteur minier avec du carburant à prix subventionné, causant d’importantes pertes financières à l’État.
La multiplication des contrôles, la mise en œuvre rigoureuse du marquage moléculaire et les opérations ciblées de lutte contre la fraude et la contrebande ont progressivement permis de réduire ces pratiques. En conséquence, les volumes de produits pétroliers ont été réintégrés dans le circuit officiel, améliorant ainsi la transparence et la fiabilité des données de consommation.
Des volumes en forte progression et un impact majeur sur les finances publiques
Les effets de cette politique de rigueur se traduisent par une augmentation spectaculaire des volumes officiellement déclarés et consommés.
Sous l’impulsion d’Acacia Bandubola, le volume de consommation est passé de plus de 65 000 mètres cubes à près de 200 000 mètres cubes, illustrant une meilleure maîtrise du secteur et un recul notable des circuits parallèles.
Cette progression des volumes a eu un impact direct et immédiat sur les recettes de l’État. Les revenus générés par le secteur des hydrocarbures, qui s’élevaient à un peu plus de 4 milliards de francs congolais, ont connu une hausse exceptionnelle pour atteindre plus de 80 milliards de francs congolais, soit une augmentation de plus de 1 700 %. Cette performance financière constitue un apport substantiel pour le Trésor public et renforce la capacité du gouvernement à financer les politiques publiques, les infrastructures et les services sociaux.
Au-delà des chiffres, ces résultats traduisent une nouvelle approche de gouvernance du secteur des hydrocarbures, axée sur la discipline, la redevabilité et la performance. Le ministère réaffirme ainsi sa détermination à faire du secteur pétrolier un levier stratégique de mobilisation des ressources nationales, tout en poursuivant les efforts de modernisation, de contrôle et de lutte contre les pratiques frauduleuses qui ont longtemps fragilisé ce domaine clé de l’économie congolaise.
Lydia Mangala


