Zolanews.net vous propose aujourd’hui de découvrir Rhema Cèdre, auteure-compositrice et chanteuse congolaise à l’univers singulier.
Diplômée d’un master en communication stratégique des organisations, visionnaire et fondatrice du Djanadubstep, elle marie rigueur intellectuelle et créativité artistique pour porter des messages forts.
Engagée, enracinée dans sa foi et ses racines, elle transforme chaque chanson en arme de conscience et chaque performance en expérience émotionnelle unique.
- Zolanews.net : Qui est Rhema Cèdre, au-delà de la musique ?
Rhema Cèdre : Rhema Cèdre, c’est une âme en quête de lumière et de vérité. Au-delà de la musique, je suis une femme congolaise ancrée dans la foi et mes valeurs. Une fille, une sœur, une amie, une personne simple et sensible qui cherche à faire du bien autour d’elle abec ce qu’elle a. Je suis aussi communicante, toujours à l’écoute et désireuse d’éveiller les consciences.
- Zolanews.net : Vous êtes diplômée en communication stratégique et en même temps artiste plurielle. Comment conciliez-vous l’intellect et l’émotion ?
Rhema Cèdre : Je réfléchis beaucoup, mais je ressens encore plus. J’écris avec les deux, et c’est cette alchimie entre la pensée et le ressenti qui donne de la force à mes textes.
- Zolanews.net : D’où vient le nom « Rhema Cèdre » ?
Rhema Cèdre : « Rhema » est la Parole vivante de Dieu, la révélation. « Cèdre » est un arbre fort et droit, majestueux qui symbolise la force, la longévité et la résilience. Ça me représente parfois, toujours debout, même face aux tempêtes.
- Zolanews.net : Comment est né le Djanadubstep ?
Rhema Cèdre : J’avais envie d’un style qui me ressemble à 100 %. Le Djanadubstep fusionne le ndombolo, le dubstep, le dancehall et le jazz pour rassembler mes racines et mon époque.
Je voulais un son unique : les basses puissantes du dubstep, le groove du dancehall, la profondeur du jazz et l’énergie du ndombolo.
- Zolanews.net : Quelles sont tes influences majeures ?
Rhema Cèdre : Angélique Kidjo, Maman Mbilia Bel, Burna Boy, Stromae, Koffi Olomidé, Lokwa Kanza, Gims, Alicia Keys et bien sûr plein d’artistes aussi.
- Zolanews.net : Qu’est-ce que tu veux qu’on ressente quand on t’écoute ?
Rhema Cèdre : Des frissons, une claque douce, quelque chose qui remue à l’intérieur. Que chacun y trouve un miroir, un refuge ou une impulsion pour agir.
- Zolanews.net : Ta voix et ta vision ont-elles évolué depuis tes débuts en chorale ?
Rhema Cèdre : Avant, je chantais surtout pour Dieu. Aujourd’hui, je chante pour Dieu, pour les femmes et pour ma génération. Ma voix est plus libre et je crée un pont entre l’art et le sens.
- Zolanews.net : Quelle performance t’a le plus marquée ?
Rhema Cèdre : La Biennale de São Tomé. Je l’ai chantée aux côtés d’artistes sénégalais et ça a été une expérience forte et inoubliable.
- Zolanews.net : Du gospel à l’urbain, c’est une transition ou une évolution ?
Rhema Cèdre : Une évolution naturelle. J’ai pas changé, j’ai grandi. Je n’ai pas quitté le gospel dans le fond : je porte toujours un message d’espérance, de foi et de justice mais avec des sonorités qui parlent à ma génération, à ma culture, à l’Afrique en mutation.
- Zolanews.net : Que retiens-tu de la Biennale de São Tomé ?
Rhema Cèdre : L’Afrique est immense et belle.
Mais profondément connectée et les jeunes artistes ont une force de ouf. J’ai aussi appris que transmettre, c’est recevoir. Les jeunes que j’ai formés m’ont autant appris que j’ai pu leur partagé.
- Zolanews.net : Pour toi, la musique sert à quoi ?
Rhema Cèdre : À guérir, à réveiller et à connecter les gens.
- Zolanews.net : Tes collaborations internationales, qu’est-ce qu’elles t’apportent ?
Rhema Cèdre : De nouvelles vibes, de nouvelles langues, une ouverture d’esprit. Elles me poussent à explorer toujours plus loin.
- Zolanews.net : Quels thèmes te touchent le plus dans tes textes ?
Rhema Cèdre : Les femmes, l’injustice, la foi, l’exil, l’amour, la guerre au Congo, l’humain, l’amour vrai et les déceptions.
- Zolanews.net : Que représente « Saudade » pour toi ?
Rhema Cèdre : Elle me rappelle que l’Afrique est en nous, peu importe où nous vivons.
- Zolanews.net : Tu crois que la musique peut changer le monde ?
Rhema Cèdre : Pas toute seule, mais elle peut changer une personne et parfois, tout change à partir d’une étincelle.
- Zolanews.net : Quels défis rencontres-tu en tant que femme congolaise dans la musique ?
Rhema Cèdre : Être prise au sérieux, ne pas rentrer dans des cases et rester fidèle à moi-même.
- Zolanews.net : Un mot pour une fille qui doute de sa voix ?
Rhema Cèdre : Ta voix est unique ; même si elle tremble, fais-la entendre.
- Zolanews.net : Tes projets pour 2025 ?
Rhema Cèdre : Sortir mon EP, tourner des clips et, je l’espère, lancer une tournée.
- Zolanews.net : Tu veux représenter la RDC ailleurs ?
Rhema Cèdre : Absolument ! Partout où je peux porter ma voix.
- Zolanews.net : Dans 10 ans, tu te vois où ?
Rhema Cèdre : Sur scène ou dans un centre pour jeunes filles ou les deux ! Je veux continuer d’impacter.
- Zolanews.net : Une chanson que tu aurais aimé écrire ?
Rhema Cèdre : L’hymne national de mon pays, j’aime trop!
- Zolanews.net : Une collaboration de rêve ?
Rhema Cèdre : Burna Boy, Gims, Yemi Alade, Tiwa Savage, Simi. Leurs carrières respectives me fascinent.
- Zolanews.net : Une scène qui te fait rêver
Rhema Cèdre : Le Stade des Martyrs.
- Zolanews.net : Trois mots pour décrire ton univers ?
Rhema Cèdre :
Éveillé, brut, vibrant.
- Zolanews.net : Ta devise ?
Rhema Cèdre :
Sois vraie, quoi qu’il arrive. Prends conscience et assume les conséquences de tes actes.
À travers le Djanadubstep et ses performances chargées d’émotion, elle ouvre de nouvelles voies pour la musique congolaise et inspire toute une génération à puiser dans ses racines pour façonner l’avenir.
Son parcours rappelle que, derrière chaque note, se cache une force capable de réveiller les consciences et de créer du lien.
Lydia Mangala


