Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a annoncé, ce vendredi 19 juin 2025 à Kinshasa, le lancement d’un avis de recherche contre une femme dont les danses obscènes sur la chanson « Magoda » de l’artiste Héritier Watanabe suscitent l’indignation.
Accusée de dépravation des mœurs et de troubles à l’ordre public, elle est désormais activement recherchée par la justice.
Un challenge viral devenu un problème social

Le phénomène « Magoda » est né sur les réseaux sociaux et s’est rapidement propagé dans les rues de Kinshasa, où des passants et des moto-taxis, filmés à l’improviste, se prêtent à des mouvements jugés très explicites.
Si le single d’Héritier Watanabe n’est pas encore commercialisé, son extrait suggestif a suffi à inspirer des danses provocatrices et à déclencher un débat sur la décence publique.
Un avis de recherche officiel

Christian Bosembe a décrit la femme recherchée : elle porte un pagne vert à motifs kimbanguistes, serré à la poitrine, et des lunettes de soleil.
« Ce n’est pas parce que vous ne dites pas la bêtise qu’on va vous arrêter. Mais si vous relayez une bêtise, le code du numérique le dit clairement : vous êtes complice », a-t-il déclaré.
Le CSAC invite toute personne de bonne volonté à fournir des informations permettant son identification et son arrestation pour qu’elle réponde de ses actes devant la justice.
Les charges retenues : dépravation des mœurs et troubles à l’ordre public
Outre la diffusion de danses considérées comme obscènes, la protagoniste est visée pour avoir organisé et promu cette chorégraphie dans l’espace public, perturbant la quiétude des quartiers et exposant des mineurs à un contenu inapproprié.
Une instruction judiciaire est déjà ouverte, et les autorités se disent déterminées à faire respecter les règles de décence sur la voie publique et en ligne.
Mise en garde à ceux qui partagent le contenu
Christian Bosembe a mis en garde les internautes et toute personne partageant ces vidéos puisqu’en relayant des images qualifiées de bêtises, ils encourent la qualification de complicité de dépravation des mœurs selon le code du numérique.
Le CSAC rappelle que la diffusion de contenus choquants n’est pas un simple délit de l’information, mais une atteinte à l’ordre public et aux valeurs sociales.
Lydia Mangala


