Ce lundi 31 mars 2025 au Centre Culturel et artistique des Pays de l’Afrique Centrale de Kinshasa, lors du lancement de la table ronde sur l’appropriation collective du Genocost, le directeur général du Fonds National des Réparations des Victimes de violences sexuelles liées aux conflits et d’autres crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), Patrick Fata, a appelé les Congolais à s’approprier leur histoire.
L’événement, qui a reçu le feu vert du président Félix Tshisekedi, marque une étape déterminante dans la reconnaissance des souffrances endurées par la population et dans la mise en place d’une culture de paix fondée sur la justice et la vérité.
Un contexte de tragédie humaine
Lors de son intervention, le directeur général du FONAREV a souligné que la RDC subit une tragédie humaine d’une ampleur exceptionnelle, caractérisée par des violences sexuelles systématiques, des massacres, des déplacements forcés et des enlèvements, principalement concentrés dans l’est du pays.
Il a expliqué que ces atrocités, souvent liées au pillage des ressources naturelles, rappellent brutalement la nécessité pour chaque Congolais de ressentir la douleur des victimes comme une part intégrante de son histoire nationale.
Poser les premiers jalons de la mémoire de la justice
Le responsable du FONAREV a indiqué que la table ronde avait pour objectif de poser les premiers jalons d’une reconnaissance tant nationale qu’internationale des crimes commis dans le contexte du Genocost.
Il a insisté sur l’importance de mobiliser toutes les parties prenantes, chercheurs, juristes, victimes, acteurs politiques, religieux, jeunes, artistes et membres de la société civile, afin de bâtir une culture de paix durable. Pour lui, cette démarche constitue une réponse collective aux violences qui minent la dignité humaine et le droit à la vie en RDC.
Vers une culture de paix et de responsabilité collective
Dans son discours, Patrick Fata a rappelé que la transformation de la société congolaise passe par la reconnaissance des souffrances du passé et par un engagement fort pour prévenir la répétition de telles atrocités. Il a évoqué la nécessité d’une prise de conscience collective, appelant chaque citoyen à se mobiliser pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus.
L’intervention a également mis en avant l’importance de défendre une culture de paix, en se basant sur la justice et la vérité, afin de reconstruire un avenir plus stable pour le pays.
Le directeur général du FONAREV a affirmé que la table ronde sur l’appropriation collective du Genocost représente bien plus qu’un simple rendez-vous mémoriel. Il s’agit d’un véritable appel à l’action pour que chaque Congolais s’approprie l’histoire de son pays, reconnaisse les douleurs des victimes et s’engage activement à construire une RDC où la paix et la justice prévalent.
Cet événement marque ainsi le début d’un processus de réconciliation et de transformation qui, espère-t-il, contribuera à instaurer une nouvelle ère de paix durable et de respect des droits humains.
Lydia Mangala


